Vers la relance du Partenariat Public-Privé

Par Zahir Radji  Le gouvernement veut diversifier ses ressources de financement.  Outre le marché boursier qui reste jusque-là peu dynamisé et même méconnu par les chefs d’entreprises, les pouvoirs publics veulent relancer le partenariat public-privé (PPP).    D’ailleurs, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane a fait savoir avant-hier à Alger devant les sénateurs que son […]

Vers la relance du Partenariat Public-Privé

Par Zahir Radji 

Le gouvernement veut diversifier ses ressources de financement.  Outre le marché boursier qui reste jusque-là peu dynamisé et même méconnu par les chefs d’entreprises, les pouvoirs publics veulent relancer le partenariat public-privé (PPP). 

 

D’ailleurs, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane a fait savoir avant-hier à Alger devant les sénateurs que son département est en passe de préparer un projet de loi régissant le PPP, visant la création et la gestion des structures publiques à travers les financements du secteur privé contre les revenus d’exploitation. «Notre département s’attelle à la préparation d’un projet de loi régissant le mécanisme et explique ses modalités.  Le gouvernement œuvre à la diversification des sources de financement de l’économie à travers des ressources alternatives aux hydrocarbures et qui seront accompagnés de nouvelles mesures afin de garantir l’efficacité des dépenses publiques», a-t-il expliqué dans sa réponse aux membres du Conseil de la nation. Un modèle connu à travers le monde et qui a donné son efficacité dans plusieurs domaines. Dans notre pays, cette formule existe depuis 2017, mais n’a pas encore vu le jour. Faute d’absence d’un règlement juridique. Dans les différents rapports émis par les institutions monétaires internationales telles le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE et la banque européenne d’investissement encouragent ces formules en raison de l’état des finances publiques.  Un certain nombre de projets publics aurait intérêt à être réalisé sous la forme de PPP où le concessionnaire se charge de concevoir, de financer, de construire, d’exploiter, de maintenir et de transférer une infrastructure après une période donnée.  Par ailleurs, M. Benabderrahmane a rappelé que le PLF 2021 a été élaboré dans un contexte exceptionnel marqué par la conjonction de deux principaux facteurs, à savoir la récession économique mondiale et la crise sanitaire mondiale inédite. Il a expliqué que la révision à la hausse du budget du fonctionnement et des transferts sociaux visent en premier lieu à la préservation du pouvoir d’achat des ménages, l’emploi et stimuler la consommation. Ces mesures permettront de tirer la croissance vers le haut et d’atténuer les effets de la pandémie, notamment sur les entreprises. Sur un autre registre, le premier argentier du pays, a affirmé que l’Etat poursuivra la prise en charge des retombées de la crise sanitaire en raison de la pandémie de Covid-19 en maintenant les affectations des aides publiques, afin de préserver le pouvoir d’achat des catégories vulnérables de la société et ce en dépit des difficultés financières.