Vaucluse : les urgences en révolte

Selon des révélations du Parisien, les urgences hospitalières du département du Vaucluse traversent une situation catastrophique qui a amené des chefs de service à démissionner symboliquement. Des préavis de grève ont aussi été déposés.

Vaucluse : les urgences en révolte

Les hôpitaux en France sont dans une situation d'extrême tension, à l'instar de ceux du Vaucluse. Le 7 juillet, Le Parisien a rapporté que l'ensemble des chefs de service des urgences du département avaient démissionné de leurs fonctions administratives pour manifester leur colère face au «désastre sanitaire» qui s'annonce.

«Cela veut dire que l’on sera au chevet des patients mais que nous n’assumerons pas les réunions, les plannings, tout ce qui peut cautionner les conditions dégradées imposées aux soignants et aux patients. C’est un signe clair de protestation», argumente auprès du Parisien le chef du service à Apt, Grégoire Arrondeau.

Selon le même journal, un préavis de grève «illimité» a été déposé pour le 12 juillet dans sept services dont Avignon, Carpentras ou encore Orange. «Il faut que la population sache qu’une catastrophe s’annonce», explique l'urgentiste Ludovic Sauvage dans les colonnes du quotidien.

Malgré la grève, les soignants poursuivront leurs activités mais témoignent de leur exaspération. L'une des raisons, rapporte Le Parisien, est que «des fermetures de nuit dans plusieurs hôpitaux voisins entraînent mathématiquement le report de malades vers des services déjà en surchauffe». La goutte qui, semble-t-il, a fait déborder le vase.

Dans d'autres territoires de France, des préavis de grève ont été déposés et «courent depuis plusieurs jours» dans des hôpitaux à Montpellier ou à Toulouse.