Un doctorat soutenu en Italie et consacré à la vallée Ighzer Amellal : La géo-archéologie sur les traces de nos ancêtres

Enfin. Les connaissances sur la vallée Ighzer Amellal, nom chaoui de oued Labiod, viennent d’être renforcées par une thèse de doctorat soutenue en Italie et intitulée «Cultural heritage lanscape and natural landforms study of the valley of Wadi Abiod, Aures, Algeria», qui se traduit par «Étude du paysage culturel et des formes naturelles de la […] L’article Un doctorat soutenu en Italie et consacré à la vallée Ighzer Amellal : La géo-archéologie sur les traces de nos ancêtres est apparu en premier sur El Watan.

Un doctorat soutenu en Italie et consacré à la vallée Ighzer Amellal : La géo-archéologie sur les traces de nos ancêtres

Enfin. Les connaissances sur la vallée Ighzer Amellal, nom chaoui de oued Labiod, viennent d’être renforcées par une thèse de doctorat soutenue en Italie et intitulée «Cultural heritage lanscape and natural landforms study of the valley of Wadi Abiod, Aures, Algeria», qui se traduit par «Étude du paysage culturel et des formes naturelles de la vallée de l’oued l’Abiod, Aurès, Algérie».

Il a fallu attendre si longtemps pour voir enrichir le corpus universitaire grâce à cette première thèse de haut niveau académique, signée par Siham Younsi et consacrée à sur cette vallée habitée par l’homme depuis des temps anciens ; la vallée qui naît dans le massif auressien et traverse le pays chaoui pour s’éparpiller dans les oasis de Biskra. Mentionnée dans des descriptions de Ptolémée ou encore Ibn Khakdoun, la région des Aurès, et en dépit de son potentiel archéologique, est très peu étudiée, et donc peu connue au plan scientifique.

C’est d’ailleurs l’une des motivations de Siham Younsi dans le choix de son thème d’études. Après un parcours universitaire exemplaire suivi à Alger et en Europe, Younsi a soutenu son doctorat dans l’une des universités les plus performantes en archéologie, celle de Sapienza en Italie.

Une formation de qualité, car le savoir et savoir-faire acquis vont certainement être d’un apport précieux à la connaissance et la recherche dans cette région, et aideront à mieux étudier le paysage culturel et les formes naturelles de la vallée de l’oued Labiod à travers les traces de nos ancêtres et leur génie ; des traces inscrites dans la roche, à l’image de l’habitat troglodyte de Ghoufi ou encore les greniers collectifs (Haqlieth). Les études héritées de Germaine Tillion et les travaux anthropologiques et en sciences sociales en général, consacrés à la région, sont importants, mais insuffisants.

D’où l’intérêt de l’expertise archéologique, capable de reconstituer le passé lointain de l’occupation humaine d’Ighzer Amellal et documenter les différentes périodes historiques ; reconstituer pour nous l’aventure de nos ancêtres et le film de leur origine, leur vécu face à l’adversité de la nature, leur production matérielle et immatérielle.

De plus, la géo-archéologie, spécialité de Dr Younsi, est une approche multidisciplinaire qui permet de comprendre le rôle de l’homme dans la production et la transformation des sols, mais aussi de déterminer la fonction des sites archéologiques et leurs impacts sur l’évolution des paysages. Voilà qui pourrait ouvrir des pistes pour d’autres chercheurs et d’autres intervenants dont la réflexion et l’action sont centrées sur ce site, comme il peut servir globalement l’approche gouvernementale.

Non seulement ce travail est utile, mais il est urgent et déterminant pour la protection de cette aire de l’urbanisation anarchique et l’occupation utilitaire du sol, premiers ennemis des archéologues et des historiens parce que si nocifs et destructeurs des traces et des sites à valeur historiques.

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