«Taxez les riches» : la robe d'Alexandria Ocasio-Cortez au gala du Met fait beaucoup réagir

Alexandria Ocasio-Cortez, élue démocrate au Congrès, a fait parler d'elle le 13 septembre au gala du Metropolitan Museum of Art, en apparaissant dans une robe de soirée blanche arborant en lettres rouges les mots : «TAX The RICH».

«Taxez les riches» : la robe d'Alexandria Ocasio-Cortez au gala du Met fait beaucoup réagir

Le slogan «Taxez les riches» affiché sur la robe de l'élue démocrate Alexandria Ocasio-Cortez lors du gala du Metropolitan Museum of Art (Met) le 13 septembre a attiré de nombreux commentaires, certains saluant l'initiative alors que d'autres pointaient le décalage de ce message politique dans une soirée à 35 000 dollars de droits d'entrée.

L'élue de New York à la Chambre des représentants qui est apparue dans une robe de soirée blanche sur laquelle se détachaient, en lettres écarlates, les mots «TAX The RICH», s'est empressée de préciser sur les réseaux qu'elle n'avait pas déboursé d'argent pour assister au rendez-vous mondain : «Avant que les ennemis se déchaînent, les élus new-yorkais sont régulièrement invités et assistent au Met en raison de [leurs] responsabilités dans la supervision et le soutien des institutions culturelles de la ville», a-t-elle expliqué.

Auprès des médias, Alexandria Ocasio-Cortez a expliqué qu'elle portait cette robe lors de cet événement précis principalement fréquenté par des personnes fortunées afin de «faire participer toutes les classes sociales au débat» sur le «soutien aux familles de travailleurs» et sur «un code fiscal équitable».

Quelques heures plus tôt, les démocrates de la Chambre avaient présenté leur projet de réforme fiscale qui comprend des hausses d'impôts pour les Américains les plus fortunés et les grandes entreprises, revenant ainsi sur les baisses actées en 2017 par Donald Trump. «On ne peut pas se contenter de jouer le jeu : nous devons briser le quatrième mur et bousculer les institutions. Le Met est connu pour être une mise en scène, c'est une occasion de délier les langues», a développé Ocasio-Cortez auprès de Vogue.

Tout le monde n'a pas été du même avis sur la tenue polémique, qui a suscité des commentaires à l'international. «Iconique et percutant», a salué le député belge de gauche Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

«La perfection», a pour sa part commenté le journaliste Glenn Greenwald, à qui l'on doit notamment la publication de révélations du lanceur d'alerte Edward Snowden. Il a estimé que l'élue américaine avait «forcé un groupe de célébrités démocrates pro-Biden et autres libéraux culturels alliés à être profondément mal à l'aise».

De l'autre côté du spectre politique, les réactions n'étaient pas les mêmes. La candidate républicaine au Congrès Tina Ramirez a par exemple qualifié Alexandria Ocasio-Cortez d'«obscènement déconnectée» et «complètement hypocrite».

Donald Trump Jr., le fils de l'ancien président, considère l'élue démocrate comme «la plus grande des imposture», lui reprochant de s'être parée de cette robe en présence d'«une bande de riches de l'élite de gauche», et pour ne pas avoir porté de masque contre le Covid «après avoir passé les 18 derniers mois» à le recommander à tous.

En réponse, Alexandria Ocasio-Cortez a expliqué que selon elle, «le médium est le message», une phrase du philosophe des médias Marshall McLuhan écrite en 1964 signifiant que la nature de l'émetteur d'un message prime sur le sens ou le contenu du message lui-même. En somme, que le fait qu'une élue se permette ce type de tenue dans un événement comme le Met fasse plus parler encore que son point de vue politique. Pari réussi semble-t-il.