Sebta : Deux organisations espagnoles demandent une enquête sur l'expulsion d'enfants marocains

Suite à l'expulsion d’une cinquantaine d’enfants immigrés marocains de Sebta, l’année dernière, sans tenir compte des principes des droits de l'Homme, deux ONG espagnoles ont exigé l’inculpation de certains responsables de la ville occupée. Le Réseau Espagnol d'Aide aux Migrations et aux Réfugiés et à l'Association pour le Développement Intégré "Escòla", ont formellement demandé au Président de la Cour d'Inquisition n° 2 de Sebta d'inculper la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, et la première adjointe du chef de l'exécutif régional, Mabel Dio, suite à leur implication dans l'expulsion expresse de 55 enfants immigrés du Maroc entre le 13 et le 16 août 2021.   Une Cour suprême espagnole a jugé, il y a un mois, que l'expulsion de mineurs marocains arrivés à Sebta l'année dernière, était une opération illégale et une violation de leurs droits.   Ceci alors que le gouvernement espagnol s'était engagé à les renvoyer au Maroc par groupes de 15 personnes, ce qui a suscité une polémique au sein de la coalition gouvernementale, sans oublier les plaintes de plusieurs ONG réclamant l'annulation des expulsions. Et ce, du fait que des mineurs non accompagnés ont été renvoyés au Maroc sans accès à un avocat et sans être entendus, alors que la coopération en matière de prévention de l'immigration illégale des MNA, signée entre les deux pays  en 2007, précise dans son article 5 que tout retour d'un enfant immigré ne peut avoir lieu que " dans le strict respect de la législation espagnole et des règles et principes du droit international ».

Sebta : Deux organisations espagnoles demandent une enquête sur l'expulsion d'enfants marocains
Suite à l'expulsion d’une cinquantaine d’enfants immigrés marocains de Sebta, l’année dernière, sans tenir compte des principes des droits de l'Homme, deux ONG espagnoles ont exigé l’inculpation de certains responsables de la ville occupée.
Sebta : Deux organisations espagnoles demandent une enquête sur l'expulsion d'enfants marocains
Le Réseau Espagnol d'Aide aux Migrations et aux Réfugiés et à l'Association pour le Développement Intégré "Escòla", ont formellement demandé au Président de la Cour d'Inquisition n° 2 de Sebta d'inculper la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, et la première adjointe du chef de l'exécutif régional, Mabel Dio, suite à leur implication dans l'expulsion expresse de 55 enfants immigrés du Maroc entre le 13 et le 16 août 2021.
 
Une Cour suprême espagnole a jugé, il y a un mois, que l'expulsion de mineurs marocains arrivés à Sebta l'année dernière, était une opération illégale et une violation de leurs droits.
 
Ceci alors que le gouvernement espagnol s'était engagé à les renvoyer au Maroc par groupes de 15 personnes, ce qui a suscité une polémique au sein de la coalition gouvernementale, sans oublier les plaintes de plusieurs ONG réclamant l'annulation des expulsions. Et ce, du fait que des mineurs non accompagnés ont été renvoyés au Maroc sans accès à un avocat et sans être entendus, alors que la coopération en matière de prévention de l'immigration illégale des MNA, signée entre les deux pays  en 2007, précise dans son article 5 que tout retour d'un enfant immigré ne peut avoir lieu que " dans le strict respect de la législation espagnole et des règles et principes du droit international ».