Saïed au Sommet de la Francophonie: Malgré les obstacles, la Tunisie a honoré ses engagements par respect pour ses traditions

“J’ai choisi Djerba pour cette manifestation, cette île connue, en Tunisie et ailleurs, comme île de rêve, belle et accueillante, ouverte sur le monde entier. Le choix n’est pas donc fortuit. Ce lieu merveilleux peut contribuer à réaliser nos rêves communs”, a déclaré (en français SVP) le président de la République, Kaïs Saïed, à l’ouverture […]

Saïed au Sommet de la Francophonie: Malgré les obstacles, la Tunisie a honoré ses engagements par respect pour ses traditions

“J’ai choisi Djerba pour cette manifestation, cette île connue, en Tunisie et ailleurs, comme île de rêve, belle et accueillante, ouverte sur le monde entier. Le choix n’est pas donc fortuit. Ce lieu merveilleux peut contribuer à réaliser nos rêves communs”, a déclaré (en français SVP) le président de la République, Kaïs Saïed, à l’ouverture du XVIIIe Sommet de la Francophonie.

“La tenue de ce Sommet est le fruit d’un travail collectif continu, avec une volonté ferme, pour l’organiser dans les meilleures conditions mais aussi pour le réussir et aboutir à des résultats tangibles.

Nous sommes conscients, aujourd’hui, des bouleversements que connait le monde comme si le IIIe millénaire a commencé en 2022 plutôt qu’en 2000, a-t-il fait observer. Mais malgré obstacles et bouleversements, la Tunisie a honoré ses engagements, par respect pour ses traditions”.

«Le thème retenu pour ce sommet, “le numérique vecteur de développement”, est révélateur des objectifs de cette manifestation. Cependant, il n’est pas inutile de préciser que le numérique est l’œuvre de l’homme même si tout le monde s’accorde à le qualifier d’intelligent, c’est l’intelligence de l’Homme qui en est derrière. Le numérique peut être vecteur mais il ne rêve pas, il n’a pas de sentiment. C’est à nous de rêver d’un monde meilleur pour l’humanité toute entière, pour un développement universel basé sur la justice la liberté, sur les idéaux qu’on est appelé à partager ensemble.

Dans mon dictionnaire préféré “Le Littré”, le mot francophonie n’existe pas. Il est apparu vers la fin du 19e siècle, une ère bien révolue après l’émancipation des peuples et l’incarnation des principes de liberté et de justice pour l’ensemble de l’humanité. Nous n’avons aucun complexe envers les langues étrangères. Ibn Khaldoun, Al Jahidh et autres penseurs et sociologues arabes ont parlé des langues et des apports des unes aux autres».

Et le chef de l’Etat tunisien d’ajouter dans le même ordre d’idées que «la linguistique nous permet, d’ailleurs, d’étudier la langue dans son évolution à travers le temps et sur des périodes relativement longues pour qu’on puisse apercevoir les changements qui se produisent soit par accommodation aux changements sociaux soit par l’influence des autres langues».

Saied s’est encore félicité du choix du thème du Sommet, le numérique. Il a toutefois insisté sur “la dimension humaniste que doit revêtir ce concept, en tant qu’outil de développement des peuples”.

Selon lui, “si on réussit aujourd’hui à Djerba et demain ailleurs à appréhender et à surmonter nos problèmes avec plus d’humanisme, tout le monde sortira vainqueur. Et d’ajouter, l’être humain est un être humain partout”.

Kaïs Saïed a conclu son allocution par un proverbe arménien “Pour préparer un arbre de Noël, il faut trois choses: outre les ornements et l’arbre, la foi dans les beaux jours à venir”.