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Le réalisateur canadien Jean-Marc Vallée, auteur du film Dallas Buyers Club, est décédé à l’âge de 58 ans, a annoncé dimanche son agence. «Repose en paix, Jean-Marc Vallée. Le monde est bien moins intéressant sans toi», a écrit l’agence Hive Communication Collective sur Instagram.

Le film Dallas Buyers Club (2013) avait été nommé aux Oscars et avait valu un Oscar aux acteurs Matthew McConaughey et Jared Leto. Le réalisateur québécois avait obtenu récemment un Emmy pour son show sur la chaîne de télévision HBO Big Little Lies («Petits secrets, grands mensonges») et avait été salué également pour Sharp Objects. Jean-Marc Vallée est décédé soudainement à son domicile près de la ville de Québec, selon les médias américains.

La chaîne HBO s’est déclarée «choquée par l’annonce de sa mort soudaine». «Jean-Marc Vallee était un réalisateur brillant et consciencieux», a-t-elle ajouté dans un communiqué publié par The Hollywood Reporter. «Jean-Marc avait fait le pari de l’authenticité, faisant les choses différemment», a déclaré son coproducteur, Nathan Ross, dans un communiqué. «Le maestro sera regretté, mais c’est réconfortant de savoir que la beauté de son style et la puissance de son travail lui survivront.» Jean-Marc Vallée, né le 9 mars 1963 à Montréal (Québec), est mort le 25 décembre 2021. Diplômé du Collège Jean-Eudes en 1979, il poursuit ses études post-secondaires en cinéma au Collège Ahuntsic puis à l’Université de Montréal. Il réalise Liste noire en 1995.

Ce film a suffisamment de succès au Québec pour retenir l’attention des studios d’Hollywood. En conséquence, Vallée reçoit des offres de réalisation qui le maintiennent une dizaine d’années aux États-Unis. À partir de 1995, il s’attache à réaliser C.R.A.Z.Y..

Après dix années d’efforts, le film connaît un succès de salle au Québec et gagne plusieurs prix, dont dix prix Génie et quatorze prix Jutra. Le film obtient un énorme succès à travers le monde. Graham King (en tandem avec Martin Scorsese) le repère, et lui confie le script d’un projet développé par sa société de production, une réinterprétation romancée des années de jeune femme de la reine Victoria du Royaume-Uni.

Ce drame historique, intitulé Victoria : Les Jeunes Années d’une reine, avec Emily Blunt dans le rôle-titre, reçoit trois nominations aux Oscars du cinéma 2009 et remporte celui des meilleurs costumes. Vallée profite de cette reconnaissance internationale pour monter un projet plus personnel, qu’il écrit et réalise : sorti en 2011, le drame Café de Flore, avec l’actrice française Vanessa Paradis dans le rôle principal. Cette coproduction franco-canadienne, à défaut de convaincre commercialement, est très bien reçue par la critique anglophone. Vallée s’installe à Hollywood avec deux biopics, d’abord le drame Dallas Buyers Club, avec Matthew McConaughey, Jared Leto et Jennifer Garner.

Le film est acclamé par la critique et reçoit six nominations aux Oscars 2014, dont celui du meilleur film. Les deux acteurs masculins remportent la statuette. Vallée enchaîne dès l’année suivante avec le drame de survie, Wild, avec Reese Witherspoon dans le rôle principal. Cette fois, il n’officie pas au scénario.

Le film reçoit deux nominations aux Oscars, dans les catégories «Interprétation féminine». Alors qu’il planche sur un biopic de Janis Joplin, pour un tournage prévu pour la seconde moitié de l’année 2015, il boucle la post-production de Demolition, un drame consacré à la crise d’identité d’un trentenaire veuf, incarné par Jake Gyllenhaal. Le film divise la critique et échoue commercialement. Vallée rebondit vers la télévision : il signe en effet les sept épisodes de la série événement de la chaîne HBO, Big Little Lies.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:17 +0200 a9
Semaine scandinave des arts : Alger capitale de la culture nordique https://algerie9.com/semaine-scandinave-des-arts-alger-capitale-de-la-culture-nordique https://algerie9.com/semaine-scandinave-des-arts-alger-capitale-de-la-culture-nordique

Aurores boréales, soleil de minuit et Santa Lucia sont en quelque sorte les ingrédients d’un orientalisme au sens contraire, les pays du Nord continuent à fasciner de par leur rapport viscéral à la nature.

En effet, ce mois de décembre a été jalonné d’événements culturels d’une grande facture qui nous ont permis de «perquisitionner» les annales du roman noir, de replonger dans une séquence cinéma louant la dignité du roi de Norvège et invitant les cinéphiles à découvrir, pour la première fois, le cycle du film norvégien et enfin les mélomanes amoureux de la musique classique ont été conviés par l’ambassade de Danemark en Algérie et le ministère de la Culture à vivre le temps de deux concerts au rythme des joutes musicales interprétées par le virtuose Toke Moldrup et l’un des maître du Mandole, Mohammed Rouane.

L’Arbre à dire à dire le roman noir

Le jeudi 16 décembre 17h, à sidi Yahia s’érige une librairie tout en blanc faisant face au parc Olof Palme du Paradou. Autant de symboles et une belle trouvaille du troubadour des lettres, Sofiane Hadjadj, des éditions Barzakh, pour entamer d’emblée la rencontre littéraire sur le roman noir, rappelant au passage l’enracinement de ce genre littéraire dans le champ éditorial nordique et la coexistence pacifique entre le culte de dame nature et les référents liés aux pulsations de la mort qui nourrissent l’imaginaire des Joe Nesbo Henninig Mankell et Stieg Larsson, ce dernier a donné au polar un grand écho à travers le monde, notamment avec la sortie en 2005 de sa trilogie Millenium, un polar au succès planétaire.

Les ambassadeurs de la Finlande, de la Norvège du Danemark et de la Suède ont réussi, chacun de son côté, à nous présenter la singularité de cette littérature et sa popularité au sein du lectorat. La rencontre a été rehaussée par l’intervention par visioconférence du critique littéraire Danois Bo Tao Michaeillis et celle de la romancière suédoise Ingrid Hedstrom, cette dernière a rappelé un fait historique lié à la sanglante répression policière de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961, et dont beaucoup d’Algériens ont été assassinés et jetés dans la Seine, un événement qui fut la source de ses premières inspirations pour l’adoption définitive d’une écriture consacrée du genre polar.

L’écrivain journaliste Adlene Meddi a, pour sa part, tenté de saisir l’univers littéraire du polar nordique et dégager les similitudes avec le roman noir algérien. Au cours de cet après-midi littéraire, l’invité de l’arbre à dire a évoqué son rapport au roman noir et l’expérience de son livre La prière du maure, un opus qui répond aux standards d’écriture du polar, un style à mi-chemin entre une littérature de l’urgence et un choix éditorial, privilégiant les intrigues rocambolesques du roman policier.

La conclusion des intervenants a été centrée sur cet enchaînement intelligent de saisissantes intrigues, de dispositifs narratifs, louant la présence de cet attrait qu’exerce dame nature et surtout l’auscultation du corps sociétal et la délivrance des démons qui la ronge de l’intérieur. Le tout dans un esprit libre et sans tabou, comme le précise si bien l’ambassadeur de Finlande en Algérie.

Mme Marja Joenusva a dépeint le paysage littéraire lié au roman noir, tout en expliquant la totale liberté de l’écrivain et l’absence de tabou dans la production littéraire, elle a également invité les présents à lire Le Lynx, de l’auteur Leena Lehtolainen, présentée comme l’alter ego de Henning Mankell. L’ouvrage en question touche à un symbole très présent dans la mémoire collective des Nordiques, à savoir le lynx et évoque les tribulations de HiljaI Iveskero, un antihéros, tout comme le célèbre personnage de Mankell «Wallander».

L’histoire raconte les mésaventures d’une garde du corps démissionnant pour cause de braconnage d’animaux sauvages et dont l’auteur n’est autre que son propre boss. Enfin, le public a eu droit à une petite collation bien garnie de pâtisseries et autres gourmandises aux couleurs nordiques. Une belle moisson où l’on nous offre gracieusement les roman finnois Le Lynx et La fleur du cadavre de la danoise Anne Mette Hancock.

La cinémathèque d’Alger, le choix du roi

La Norvège nous a réconciliés avec un cinéma avec un grand C, à la hauteur du Roi digne et fier refusant la capitulation face au nazisme. Un film gratifié du grand prix Amanda du cinéma norvégien en 2017, du réalisateur Erik Popee qui dépeint la bravoure d’une société en accentuant une dramaturgie rythmée par un enchaînement de valeurs de plan illustrant le Roi Hakoon VI qui, du haut de ses quatre-vingt ans, a forcé le destin, celui de l’honneur, un style de jeu sans fioritures à travers sa gestuelle et son expression.

Ses moments de recréation avec les enfants nous ont transmis une grande émotion et il nous a livré une véritable leçon sur la condition humaine sur cette terre à travers cette séquence historique que la Norvège a vécu face au Nazisme

Après le genre film de guerre, place au cinéma d’aventure. En effet, la salle obscure de la rue Larbi Benmhidi nous a émerveillés à travers la projection du célèbre film d’aventure Kon-Tiki de l’auteur Thor Heyerdal, un auteur dont certains de ces textes choisis et illustrés ornaient le manuel de lecture de l’école primaire dans les années 70.

Passé la pause nostalgie que le musée de cinéma ne cesse de nous offrir, les cinéphiles ont salué l’initiative de ces journées cinématographiques du film norvégien, une première qui vise, selon l’ambassadeur de Norvège en Algérie, M.Knut Langeland, à créer davantage d’échanges entre la royaume de Norvège et l’Algérie et à souligner l’importance des images du septième art dans la construction de l’imaginaire et la promotion de la culture. Kon-Tiki, un film narrant cette odyssée en haute mer provoquant émotion et admiration au sein du public.

Joachim Ronning et Espen Sandberg, récipiendaires de l’oscar du meilleur film étranger en 2012 ont réussi ce «bon vent» à travers une belle adaptation du célèbre défi que se sont lancés les Thor Hyerdhal, Herman Watzing et Knut Haugland, qui ont été jusqu’au fin fond de la Polynésie pour confirmer que l’île en question est peuplée par les Sud-Américains et non par les populations de l’Asie du sud-est et rejeter ainsi la thèse de la communauté scientifique de l’époque. Knut Langland, l’ambassadeur de la Norvège en Algérie, s’est félicité du bon accueil de ce cycle du film norvégien qui s’est achevé par la programmation d’un autre long métrage intitulé Sonja White Swan, qui retrace la saga de Sonja Hennie la grande championne olympique de patinage artistique.

Un biopic de de Anne Sewitsky qui revient sur la vie de la Norvégienne d’Hollywood, interprétée par Ine Marie Wilman, focalisant sur le parcours d’une star qui a troqué dans les années trente ses patins à roulettes contre une garde-robe toute glamour.

TOKE MOLDRUP OU LA MUSIQUE QUI VOUS PARLE

Il est 19h00, à une heure du le match de Arab-Cup Fifa, opposant l’Algérie à la Tunisie, ce qui n’a pas empêché les inconditionnels de la grande musique de réserver leurs places. Les deux musiciens ont bien accordé leur instruments pour inviter les mélomanes du théâtre algérien Mahieddine Bachtarzi à faire le plein de sérénité et d’enchantement spirituel. L’ouverture a été amorcée par le grand violoncelliste Danois Toke Moldrup, un artiste gratifié de tous les honneurs par le New York Times, le qualifiant «d’Etoile montante», qui, en se produisant sur les planches de l’ex-Opéra d’Alger, a redonné à la suite de Jean Sébastien Bach toute la profondeur de la magnifique palette vocale que miroite le jeu musical, ne dit-on pas que le violoncelle est l’instrument musical le plus proche de la voix humaine.

Face à un public subjugué par la parfaite maîtrise des compositions de Bach, il enchaîna en attaquant la célèbre suite du prélude intitulée Guige, en passant par la courante l’allemande, la sarabande et la Menuett 1 et 2, des pièces qu’il aborda à travers un rapport feutré et intimiste avec son violoncelle. La suite de Jean Sébastien Bach révèle cette quête de la perfection et cette liberté de se frayer un chemin entre la rigueur de la musique classique et le talent de revisiter une œuvre avec beaucoup de délectation.

La Pièce Summer de Julie O. et Kalimba, ou comment réinventer un pizzicato des grands jours, mettant l’archet de côté tout en saupoudrant les sonorités festives de nuances africaines. L’assistance du TNA, toute ouïe à l’éloquent passage du duo Mohamed Rouane et Toke Moldrup, une prestation qui témoigne de la réussite d’une fusion mariant le quart de ton à une musique qui explore notre fort intérieur, la touchia algérienne retrouve dans ces joutes musicales toute sa vivacité. Mohammed Rouane, dans ces errances danoise et suédoise nous a réconciliés le temps d’un concert avec la vérité musicale qui s’est traduite dans toute sa splendeur.

L’ambassadeur du Danemark en Algérie, Vanessa Vega Saenza, rappelle dans une bref allocution le riche répertoire du grand virtuose danois et que la musique classique est un vecteur de paix et de rapprochement culturel et que seul le mystère de la musique est capable de nous hisser au rang des valeurs universelles. Toke Moldrup, lui a poursuivi son petit bonhomme de chemin algérois en arpentant musicalement la paroisse de la basilique Notre-Dame d’Afrique, symbole de grâce et de tolérance, célébrant le 150e anniversaire de sa construction, revisitant également l’œuvre de Bach qui interpelle autant l’ouïe que l’esprit, une musique où s’enchaîne «ombre et lumière, épanchement et silence, recueillement et vagabondage»*.

Enfin, la tournée du violoncelliste danois a Alger a été marqué aussi par une matinée Master class dédiée à la formation et au contact avec les étudiants de l’Institut national de musique d’Alger et qui s’est achevée par une visite de la Casbah, la ville de Sidi Abderrahman.

YAM

*www.musicologie.org

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:16 +0200 a9
Clôture du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger : Une réussite en dépit de la pandémie Covid&19 https://algerie9.com/cloture-du-festival-international-de-la-bande-dessinee-dalger-une-reussite-en-depit-de-la-pandemie-covid-19 https://algerie9.com/cloture-du-festival-international-de-la-bande-dessinee-dalger-une-reussite-en-depit-de-la-pandemie-covid-19

Ainsi la 13e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), qui s’est déroulée du 22 au 26 décembre, a pris fin, dimanche dernier, par une cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours du meilleur costume cosplay, du meilleur solo, du meilleur cosplay humour, de la meilleure performance, du meilleur groupe et du coup de cœur du jury.

Le premier prix du meilleur costume a été attribué à The hidden artist (Original work), le deuxième prix du meilleur solo est revenu à El Moundji Benzid (Genji de Overwatch), et le troisième a été décerné à Moundher Saidani (Azir de Azir de league of legends). D’autres prix ont été décernés à Takaline Djamel (Robocop) pour la meilleure performance, à Narimane Mebrouk, Aïssat Abdelkarim, Nour El Houda Zeghan (Original work) pour la meilleure performance et Meriem Bensadi (Uriel-Darksiders) pour le coup de cœur du Jury.

Placée sous le slogan «Edition de la renaissance» en raison d’une absence de près de deux ans suite à la pandémie de la Covid-19, cette édition s’est focalisé, essentiellement, sur la formation et sur les ateliers. Le festival, qui s’est tenu sur les trois niveaux de l’Office de Riad El Feth Riadh, a proposé un programme à la fois riche et varié en activités. Il a comporté entre autres neuf prestigieuses conférences, cinq ateliers pédagogiques, cinq expositions internationales et deux hommages à des pionniers de la bande dessinée, à savoir à Saïd Zanoune et au défunt Mohamed Aram.

Lors de la cérémonie, a été dévoilée, également, une fresque de trois tableaux sur le Coronavirus, intitulée «Vivre en temps de la Covid» réalisée par les étudiants de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA). Outre la Tunisie, invité d’honneur, qui a participé avec un dessinateur, un didacticien et deux cosplayers, ce rendez-vous, dédié aux bulles, a vu la participation également d’autres pays étrangers, à l’image du Japon, des Etats-Unis, la France, la Pologne et la Côte d’Ivoire.

L’Algérie s’est distinguée, quant à elle, par la participation d’une vingtaine d’artistes et de bédéistes algériens au talent avéré. Parmi les conférences intéressantes animées, citons entre autres celle intitulée «Passerelles entre la BD algérienne et le manga japonais», présentée par les académiciens de l’université japonaise de Tsukuba et des spécialistes de mangas japonais, tels que d’Aoyagi Etsuko et Miki Yamamoto.

De même que les artistes de cosplay français réputés, dont Isabelle Jeudy, championne du monde de Cosplay en 2007 et Isabelle Hérault, championne de France de Cosplay en 2019, ont animé une conférence digitale intitulée «Parlons Cosplay». Pour le nouveau commissaire du Fidba et journaliste à la Chaîne III, Salim Brahimi alias « Sayan», le pré-bilan de cette édition est des plus positifs, et ce, malgré les difficultés, liées à la pandémie. Il fallait s’adapter à la conjoncture. «Le festival était absent presque deux ans. Nous avons remarqué une très grande affluence pendant les cinq jours du festival. Cela s’explique par le fait qu’il y a une grande affluence et une demande en termes de bandes dessinées sur trois générations et que les Algériens raffolent de cet art.

Nous avons choisi d’organiser le Fibda au niveau des trois étages de Riad El Feth avec une signalétique et non pas sur l’esplanade qui aurait pu compromettre le festival à cause des intempéries. Il est important de souligner que cette 13e du Fibda n’était pas tâche facile en raison des difficultés liées aux déplacements des invités étrangers faute de billetterie. Il y va de soi que beaucoup de participants invités n’ont pas pu faire le déplacement à Alger à cause de l’indisponibilité de la billetterie, conséquence directe de la pandémie Covid-19», souligne-t-il.

Revenant sur le prix du billet d’entrée fixé à 500 DA, le commissaire soutient que le prix n’est nullement exagéré, sachant qu’ les nombreuses activités sont gratuites. Il prend comme exemple le prix de l’un des plus grands événements japonais «Bonzai» en Tunisie où avec la reconversion de la devise, le prix du ticket équivaut à 1800 da algériens. «500 da, c’est aussi le prix d’une pizza», lance t-il.

Notre interlocuteur rappelle sur la lancée que cette dernière édition s’est caractérisée par une nouvelle approche. Le premier objectif réside sur la formation. «Nous visons, également, les étudiants des Beaux-Arts qui puissent accéder dans le monde professionnel à travers ce festival. Celui-ci n’est pas là pour amuser mais pour former aussi. Il faut savoir que toutes les expositions ont été organisées par les étudiants des Beaux-Arts.

Cela nous honore, car ils ont fait un travail professionnel. Par ailleurs, si on devait parler de la bande dessinée, nous avons un ancrage historique dans le 9e art qui existait avec nos aïeux. Ils utilisaient la BD comme armes artistique pour combattre le colonisateur. Preuve en est avec Saïd Zanoune qui dessinait des personnages algériens avec des messages cachés avec le croissant et l’étoile du drapeau algérien», argue- t-il.

Revenant sur les arriérés des précédentes éditions, occasionnées par l’ancien commissariat, Salim Brahimi indique que des négociations sont à l’ordre du jour avec la tutelle «pour voir comment procéder pour résoudre ce passif qui est fait, nous encombre, et malgré cela, on essaye avec nos moyens de faire le maximum pour la réussite du Fibda», conclut-il avec satisfaction.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:15 +0200 a9
La ministre de  la Culture  Wafa Chaâlal : à l’écoute du syndicat des éditeurs du livre (SNEL) https://algerie9.com/la-ministre-de-la-culture-wafa-chaalal-a-lecoute-du-syndicat-des-editeurs-du-livre-snel https://algerie9.com/la-ministre-de-la-culture-wafa-chaalal-a-lecoute-du-syndicat-des-editeurs-du-livre-snel

Un communiqué émanant du  Syndicat national  des  éditeurs(SNEL)  déclare que, dans le cadre de la série de rencontres et d’entretiens consultatifs, Mme Wafa Chaâlal, ministre de la Culture et des Arts, a reçu,  le mardi après-midi,  au siège du ministère, aux Annassers, à Alger, M. Ahmed Madi, président du Syndicat National des Éditeurs du livre(SNEL).

Lors de cette rencontre, M.Ahmed Madi a salué et  valorisé la décision du ministère de tutelle, celui de la Culture et des Arts portant sur la reprise et  le retour du salon International du Livre d’Alger (SILA)-se déroulant du  24 au 31 mars 2022 dont c’est  la  25e édition et l’Italie, l’invité d’honneur. . En soulignant que le SILA est un rendez-vous incontournable annuel quant à la réanimation  de l’industrie du livre en Algérie et au rayonnement de la culture nationale.

M. Ahmed Madi, le président du SNEL, a affiché la disponibilité et la disposition des éditeurs pour la réussite de ce grand événement culturel, et surtout, une animation culturelle et livresque s’inscrivant, pour la première fois, sous le slogan et  les auspices de  » L’Algérie nouvelle » aspirant à un bond de développement grand et qualitatif. Après avoir passé en revue les circonstances et  les éventuelles conditions organisant le Salon International du Livre d’Alger(SILA), Mme Wafa Chaâlal, ministre de la Culture et des Arts, était attentive  et  à l’écoute des préoccupations des éditeurs.

Ainsi, a-t-elle pris une mesure portant sur la baisse des prix de location des stands des éditeurs et ce, dans le cadre des dispositions initiées par M. le Président Abdelmadjid Tebboune concernant la prise en charge des professionnels de l’industrie du livre affectés par la crise de  la  pandémie de  la Covid-19.

En outre, un accord a été paraphé entre le ministère de tutelle, le ministère de la Culture et  des Arts et le SNEL, pour approfondir la coopération et  multiplier les efforts pour le succès de la prochaine édition du Salon International du Livre d’Alger (SILA), un carrefour d’envergure exceptionnel du livre et de la culture algérienne. En sus, rendre le lustre d’antan de la lecture et du  lectorat,  ouvrir les portes, offrir des opportunités quant à l’investissement culturel  et  œuvrer à l’éveil des industries culturelles algériennes.

K. Smail

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:14 +0200 a9
Tipasa : L’Association «El Manara» souffle sa dixième bougie https://algerie9.com/tipasa-lassociation-el-manara-souffle-sa-dixieme-bougie https://algerie9.com/tipasa-lassociation-el-manara-souffle-sa-dixieme-bougie

En organisant un événement musical pour célébrer le dixième anniversaire de l’Association culturelle et musicale El-Manara de Cherchell, le dynamique
et infatigable président Ettouil Walid a tenu à rendre aussi un vibrant hommage à l’un des talentueux artistes, disparu dans l’anonymat.

Il s’agit du défunt Houadji Mohamed connu sous le pseudonyme «Mohamed Cherchali». La manifestation s’est déroulée dans l’un des deux somptueux amphithéâtres du CNRA (Centre national de recherches archéologiques) de Tipasa, en début de soirée du dimanche 26 décembre 2021.

Une ambiance conviviale et familiale a régné durant toute cette soirée, ponctuée par des youyou et des applaudissements d’une assistance composée de familles venues des wilayas environnantes. Une brochette d’artistes avaient tenu à répondre à l’invitation du maestro Walid. Nous avons pu relever la présence de certains, en l’occurrence Zakia Kara Torki, Hania Bekhti, Karim Boughazi, Asma Henni, Manel Hadli, Kamel Akboudj, Karim Cherchar, Hamid le frère du défunt Kamel Messaoudi, Dalila le petite fille du Cheikh Abdelkrim Dali, Dekhla Mebarek et son complice le violoniste Yahia de Mila, Islam Chabni, et Réda Doumaz qui avait remis à l’une des filles du défunt Mohamed Cherchali, un disque vinyle du chanteur.

La pochette a été achetée à Paris (France) en 1998, contenant des chansons de l’artiste alors âgé de 26 ans. Un geste suivi par une bouffée d’émotion. «Mohamed Cherchali était un artiste cultivé, il était un livre sans être lu, ce monument mérite un diwan, il était parolier, compositeur, chanteur, il a aidé plusieurs artistes algériens, et côtoyé les grands artistes algériens, je citerai Hadj M’hamed El Anka et bien d’autres», déclare à l’assistance l’interprète de la chanson El Ayne ezzerka. L’organisateur avait entamé la fête par la projection d’un documentaire qui résumait les activités de l’Association culturelle et musicale El-Manara depuis une décennie. La troupe de zorna menée avec brio par le talentueux Belkacem Boutka a ouvert «la séance» en imposant un air musical rythmé, suivi religieusement par l’assistance. Le comédien et marionnettiste Kesdi Mehdi, venu de BouIsmail, avait assuré l’animation.

La petite Besma Chellali, au milieu de ses copains musiciens ; tous enveloppés sous des tenues purement traditionnelles, avait interprété des passages de musique andalouse et de hawzi pour révéler les potentialités des élèves de l’Association présidée par Walid. Cheikh Mebarek Dekhla, accompagné par un orchestre pilote constitué de musiciens et chanteurs réputés de la ville de Cherchell, avait emballé l’assistance par sa production musicale. Quelques responsables de l’Exécutif de la wilaya étaient présents lors de cette soirée festive. L’Association El-Manara avait honoré des personnalités des différents secteurs, qui avaient soutenu et encouragé l’Association durant son parcours. Il n’en demeure pas moins que quelques personnes qui avaient compté dans la vie du défunt Mohamed Cherchali n’étaient pas invitées.

Le Dr Benbraham Mustapha en fait partie, de surcroît, il avait moult anecdotes à raconter sur l’artiste Mohamed Cherchali, qui avait été honoré déjà par le défunt wali de Tipasa, Hadj Ouchen Mohamed. Des oublis qui ne devaient être omis, un rappel par honnêteté intellectuel qu’il fallait faire. Le 10e anniversaire a marqué les esprits. La présence de ces nombreuses personnes illustrent leur respect envers cette association culturelle et musicale aux grandes ambitions.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:13 +0200 a9
A Fanon in memoriam https://algerie9.com/a-fanon-in-memoriam https://algerie9.com/a-fanon-in-memoriam

«Non, nous ne voulons rattraper personne. Mais nous voulons marcher tout le temps, la nuit et le jour, en compagnie de l’homme, de tous les hommes» (Les Damnés de la terre)

 

Il y a quelques jours à peine, les humiliés, les exploités mais aussi les « indignés », les révoltés, tous les hommes et les femmes «de bonne volonté» qui peuplent cette planète nôtre ont célébré le soixantième anniversaire de la mort d’un homme exceptionnel à maints égards.

Une figure dont le parcours, l’œuvre et l’aura demeurent aujourd’hui encore, et peut-être même plus qu’hier, exemplaires et inspirants. En effet, le 6 décembre 1961, disparaissait le psychiatre, l’intellectuel, le poète, le militant révolutionnaire dont l’Algérie a l’honneur de partager la mémoire avec sa Martinique natale.

On l’aura compris, il s’agit ici de Frantz Fanon. Déjà soixante ans que la maladie l’emportait à la veille de l’indépendance d’un pays dont il avait fait sa deuxième patrie. Pour lequel il s’était engagé corps et âme. Même si l’actualité nationale et internationale est actuellement très chargée, on se serait tout de même attendu à ce qu’en cette date-anniversaire, les autorités algériennes organisent un programme de commémorations digne de ce nom – comme cela a été le cas, de manière tout à fait légitime, pour d’autres figures du panthéon national et dans différents domaines.

En tout état de cause, on ne peut que relever avec tristesse que, de l’autre côté de la Méditerranée, la Mairie de Paris a jugé important d’organiser un hommage «au psychiatre et écrivain de renommée mondiale, militant anticolonialiste, penseur à l’origine de thèses émancipatrices».

La presse française rapporte que cet événement a été marqué par un dépôt de gerbe et des prises de parole. Parmi lesquelles, celle de Jacques Martial, conseiller de la Ville de Paris en charge des Outres-mers, qui a déclaré : « Nous devons conserver l’héritage de Frantz Fanon. La pensée qui l’a animé est une pensée d’émancipation, de libération des peuples, une pensée antiraciste, une pensée qui s’oppose à l’avilissement des être humains.

Il a prôné la liberté des peuples à se prononcer pour leur devenir.» Si l’on garde en mémoire les événements dramatiques et souvent violents qui se sont produits récemment sur le territoire des Antilles «françaises» et la manière dont les autorités y ont répondu, quelle que soit, par ailleurs, la pureté des intentions de leurs auteurs, il est clair que de telles déclarations ne peuvent manquer de susciter des interrogations, voire de sérieuses réserves…

Reste néanmoins la symbolique. Qu’on le veuille ou pas, elle a été respectée. Qu’en est-il chez nous ? De fait, depuis le grand symposium de 1987 à Riad El Feth, plus rien ne semble mériter que l’on évoque la vie et l’œuvre de Frantz-Omar Fanon dans sa patrie d’adoption. Mis à part quelques rares publications ou évocations, plus rien de conséquent, d’important à l’échelle nationale. Surtout plus rien qui apporte la preuve que, par-delà la beauté des slogans, le vide des formules, la pensée fanonienne fait toujours partie de nous. De notre histoire et de notre devenir. Mais où est donc passé Fanon ?

Où sont passées les traces de son combat, de son sacrifice. Mais aussi de sa parole, de sa réflexion critique, de ses utopies fraternelles ? Est-ce que son nom même résonne encore pour nos enfants ? Que peuvent-ils apprendre aujourd’hui des lumières de sa pensée ? Est-ce qu’un panneau au fronton d’un lycée ou d’un hôpital suffit à perpétuer le souvenir d’un géant ? De fait, on dirait que plus le temps passe, et plus Fanon s’éloigne de nous.

Ou plus exactement, plus nous perdons Fanon. Mais en le perdant, d’une certaine façon, c’est aussi une part essentielle de nous, de notre être collectif, de nos espérances communes, que nous perdons. Triste constat.

En apparence, du moins. Car, l’expérience nous a appris que l’histoire n’est jamais finie et que les peuples, quels qu’il soient, même les plus avilis, même les plus asservis, recèlent des énergies libératrices inépuisables, insoupçonnées. Non. Fanon ne cessera jamais d’habiter nos mémoires et celle de tous les Damnés de la terre. Sa grande ombre nous rappellera toujours les véritables enjeux des luttes d’hier. Mais aussi et surtout d’aujourd’hui et de demain : « Allons camarades, il vaut mieux décider dès maintenant de changer de bord.

La grande nuit dans laquelle nous fûmes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus.» Salut et respect jusqu’à la fin des temps, camarade Fanon !

Par Mourad Yelles  , Universitaire

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:12 +0200 a9
Irak : Al&Moutanabi, mythique rue des bouquinistes « Bagdad Café» https://algerie9.com/irak-al-moutanabi-mythique-rue-des-bouquinistes-bagdad-cafe https://algerie9.com/irak-al-moutanabi-mythique-rue-des-bouquinistes-bagdad-cafe

Avec feux d’artifice et concert de musique, la rue Al-Moutanabi, célèbre à Bagdad pour ses bouquinistes, a été inaugurée samedi après des travaux ayant permis à l’artère mythique de la capitale irakienne de retrouver un peu de son lustre d’antan.

 

Inaugurée en 1932 par le roi Fayçal I, la rue Al-Moutanabi a été baptisée du nom du célèbre poète Aboul Taïeb al-Moutanabi (915-965), né sous l’empire abbasside dans ce qui était amené à devenir l’Irak.

Elle est traditionnellement très fréquentée le vendredi par les étudiants et les groupes de jeunes, mais aussi pas les artistes et les intellectuels de la vieille génération. Samedi, pour célébrer la fin des travaux lancés en août et financés notamment par des banques du secteur privé, la mairie de Bagdad a organisé un carnaval sous haute sécurité, les participants entrant au compte-goutte.

«Depuis les années soixante, chaque semaine je suis là, pour regarder les livres sur les étals au sol, rencontrer des amis», confie à l’AFP Zoheir al-Jazairi, écrivain et ancien journaliste qui ne tarit pas d’éloges au sujet de la rénovation. «Des guirlandes lumineuses décoraient les façades en brique et les balcons en fer forgé nettoyés, a constaté un journaliste de l’AFP. Les visiteurs se promenaient, téléphone à la main, dans la rue fraîchement pavée où presque toutes les boutiques étaient fermées.

C’est un îlot de beauté au cœur de Bagdad. On prend conscience de la différence avec le reste de la ville», se désole M. Jazairi dans une capitale où le patrimoine est souvent délaissé. Longue de moins d’un kilomètre, la rue débouche d’un côté sur le fleuve Tigre, sur lequel veille une haute statue du poète, et se termine de l’autre par une arche ornée d’une des citations de Moutanabi.

Le visiteur peut d’ordinaire trouver les derniers best sellers américains en arabe aux côtés de manuels universitaires. Il y a des livres en français, en anglais, en allemand et en fouillant, on peut tomber sur des pépites. Mais cet Irak des livres n’a pas toujours été à l’abri de la tragique réalité.

Comme le 5 mars 2007 Mohamed Adnan, 28 ans, a repris la librairie de son père, mort dans l’attentat. «Il a été tué, nos voisins aussi et plusieurs de ceux qui nous sont chers», confie ce diplômé en histoire, heureux toutefois de la restauration. «J’aurais souhaité que ceux qui sont partis soient vivants pour voir comment la rue s’est transformée,» ajoute-t-il tandis que sur les bords du fleuve, un chanteur fredonne des balades traditionnelles sous les feux d’artifice.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:11 +0200 a9
Prix Ali Maâchi du président de la République 2022 : Appel à candidature https://algerie9.com/prix-ali-maachi-du-president-de-la-republique-2022-appel-a-candidature https://algerie9.com/prix-ali-maachi-du-president-de-la-republique-2022-appel-a-candidature

Un appel à candidature à l’adresse des jeunes auteurs et artistes de différents horizons a été lancé par le ministère de la Culture et des Arts pour prendre part à la prochaine édition du Prix du président de la République pour les jeunes créateurs Ali-Maâchi, annonce le ministère.

Ce prix est ouvert aux écrivains (roman, poésie et texte dramaturgique), aux musiciens et compositeurs, aux comédiens, aux chorégraphes et danseurs, aux plasticiens et aux cinéastes âgés entre 18 et 35 ans. Les candidats voulant participer au Prix du président de la République pour les Jeunes créateurs «Ali-Maâchi», sont invités à déposer, chacun un seul dossier dans une discipline artistique unique de son choix, sur le site Internet ou au siège du ministère de la Culture et des Arts, ou au niveau des directions de culture de wilaya et des maisons de la culture, précise le communiqué.

Les dossiers de candidature doivent comporter, entre autres, une demande manuscrite de participation, un curriculum vitae, une copie de l’œuvre présentée au concours, une fiche technique, la copie d’une pièce d’identité et une déclaration sur l’honneur, dûment légalisée, attestant de l’authenticité de la propriété de l’œuvre proposée au concours. Le prix comprends un certificat de mérite et une récompense pécuniaire fixée à 500 000 DA pour le premier prix, 300 000 DA pour le deuxième et 100 000 DA pour la troisième place de chaque catégorie.

Le dépôt des candidatures sera ouvert du 1er janvier au 31 mars 2022 et la cérémonie de remise du prix aura lieu le 08 juin 2022.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:11 +0200 a9
«La politique et l’idéologie nuisent à la langue arabe» https://algerie9.com/la-politique-et-lideologie-nuisent-a-la-langue-arabe https://algerie9.com/la-politique-et-lideologie-nuisent-a-la-langue-arabe

La rencontre a permis de dévoiler le projet «Dakhira», qui consiste en la numérisation des écrits arabes, la création d’une banque de données, et fournir des logiciels et un moteur de recherche propre pour faciliter le travail.

 

C’est une rencontre fort intéressante à laquelle nous avons assisté, jeudi dernier, au Centre culturel islamique de Jijel, où deux universitaires, le Pr Saïd Boutadjine et le Dr Cherif Meribaï ont décortiqué les écueils qui peuvent se dresser contre l’essor de la langue arabe.

Organisée par la Bibliothèque principale de wilaya, en collaboration avec la maison d’édition et de traduction Wamda, cette manifestation a été organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la langue arabe célébrée chaque 18 décembre. La particularité des interventions sous la supervision du modérateur, le poète Abderahmane Bouzerba, est qu’elles étaient bien loin des sentiers tortueux et ronronnants au profit d’un discours clair, réaliste et surtout méthodique.

L’universitaire, écrivain et traducteur Saïd Boutadjine a planché sur la réalité et les pratiques linguistiques en revenant sur la vingtaine d’années de ses travaux sur les problèmes terminologiques dans le monde arabe et sur la manière d’aller vers une mise à niveau et des écueils dans la traduction vers arabe. «En premier lieu, en tant que chercheur, il faut éloigner les questions politiques et idéologiques parce qu’elles causent de grands dommages à la langue plus qu’elles ne la servent, que ce soit de la part de ses soutiens ou de ses adversaires», dira-t-il. Il parlera des travaux qui sont menées dans certains pays, notamment au Maghreb et dans le Golfe, pour arriver à dire qu’aujourd’hui : «Nous avons le pôle marocain, un autre au Moyen-Orient et enfin un troisième dans les pays du Golfe.»

Ce dernier, précisera-t-il, travaille de manière très forte en y injectant des sommes importantes. En parlant du champ de la traduction et de la terminologie, il estimera que l’université algérienne est isolée de ce qui se passe dans les pays arabes. Il ne manquera pas de relever que ce n’est pas exclusivement un problème arabe, mais mondial. Il relèvera le manque de complexes, notamment pour la langue française qui intègre des mots de diverses origines dont l’arabe.

À travers ses expériences de traduction, Boutadjine rappelle avoir insisté beaucoup sur la question de la terminologie et de la sémantique pour finir par lâcher que « la traduction n’est pas figée et définitive. » En s’appuyant sur des faits relatifs à des travaux sur des lexiques, il conclura que « la question n’est pas un problème de la langue arabe autant qu’elle est politique. »

Renoncer aux discours absurdes

La deuxième intervention est celle de Cherif Meribaï qui est revenu sur le projet «Dakhira» (dans le sens banque de données) arabe et son rôle dans l’enrichissement du contenu numérique.

Pour lui, en tant que représentant de l’Algérie et responsable de l’organisation en Algérie (www.cndhakhira-alarabiyya.dz), parler de la langue comme à cette occasion, c’est avant tout renoncer à la rhétorique et aux discours absurdes et hautes qualités avec laquelle on l’habille, mais plutôt de voir comment développer cette langue et chercher les voies à suivre pour la rendre mondiale.

Il reviendra sur la genèse du projet «Dakhira» dont le mérite, reconnaîtra-t-il, revient au défunt linguiste Abderahmane Hadj Salah, et qui sera adopté en septembre 2010 par la Ligue des États arabes qui créera à cet effet une Organisation suprême.

On rappellera que ce projet portant statut de l’organisation suprême de la Dakhira arabe, dont le siège est à Alger, a été ratifié par l’Algérie en 2011 à travers le décret présidentiel 12/247.

Pour l’anecdote, le conférencier rapportera que, lors d’une rencontre organisée en Algérie par Abderahmane Hadj Salah, un pays arabe avait dépêché un officier de l’armée, croyant qu’il s’agissait de «munition arabe» (dakhira). Il présentera ce projet, encore peu connu du grand public, qui consiste en la numérisation des écrits arabes, de la création d’une banque de données et de fournir des logiciels et un moteur de recherche propre pour faciliter le travail

. Le conférencier reviendra sur certaines difficultés techniques, notamment pour l’OCR (Optical Character Recognition ou logiciel de reconnaissance de caractères) lors des travaux de numérisation et qui se solde par beaucoup de fautes sur les mots en arabe.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:10 +0200 a9
Wafa Chaâlal, ministre de la Culture : A l’écoute du Syndicat des éditeurs du livre (SNEL) https://algerie9.com/wafa-chaalal-ministre-de-la-culture-a-lecoute-du-syndicat-des-editeurs-du-livre-snel https://algerie9.com/wafa-chaalal-ministre-de-la-culture-a-lecoute-du-syndicat-des-editeurs-du-livre-snel

Un communiqué émanant du Syndicat national des éditeurs (SNEL), déclare que, dans le cadre de la série de rencontres et d’entretiens consultatifs, Mme Wafa Chaâlal, ministre de la Culture et des Arts, a reçu, mardi après-midi, au siège du ministère, aux Annassers, à Alger, M. Ahmed Madi, président du Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL).

Lors de cette rencontre, M. Ahmed Madi a salué et valorisé la décision du ministère de tutelle, celui de la Culture et des Arts portant sur la reprise et le retour du Salon international du livre d’Alger (SILA), se déroulant du 24 au 31 mars 2022 dont c’est la 25e édition et l’Italie, l’invité d’honneur. .

En soulignant que le SILA est un rendez-vous incontournable annuel quant à la réanimation de l’industrie du livre en Algérie et au rayonnement de la culture nationale. M. Ahmed Madi, le président du SNEL, a affiché la disponibilité et la disposition des éditeurs pour la réussite de ce grand événement culturel, et surtout, une animation culturelle et livresque s’inscrivant, pour la première fois, sous le slogan et les auspices de «L’Algérie nouvelle» aspirant à un bond de développement grand et qualitatif. Après avoir passé en revue les circonstances et les éventuelles conditions organisant le Salon international du livre d’Alger(SILA), Mme Wafa Chaâlal, ministre de la Culture et des Arts, était attentive et à l’écoute des préoccupations des éditeurs.

Ainsi, a-t-elle pris une mesure portant sur la baisse des prix de location des stands des éditeurs et ce, dans le cadre des dispositions initiées par le Président Abdelmadjid Tebboune concernant la prise en charge des professionnels de l’industrie du livre affectés par la crise de la pandémie de la Covid-19.

En outre, un accord a été paraphé entre le ministère de tutelle, le ministère de la Culture et des Arts et le SNEL, pour approfondir la coopération et multiplier les efforts pour le succès de la prochaine édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), un carrefour d’envergure exceptionnel du livre et de la culture algérienne.

En sus, rendre le lustre d’antan de la lecture et du lectorat, ouvrir les portes, offrir des opportunités quant à l’investissement culturel et œuvrer à l’éveil des industries culturelles algériennes.

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Sun, 03 Jul 2022 06:40:09 +0200 a9