Portrait de l’artiste peintre Daas Adel : «L’acte de créer m’est essentiel»

Daas Adel, de son vrai nom Adel Dassamiour, est un artiste peintre autodidacte de 34 ans. Dès son plus jeune, il a toujours été passionné par le monde artistique. Il est aujourd’hui professeur d’arts plastiques dans un lycée français. Daas Adel est un artiste qui a baigné dans le monde de l’art depuis sa tendre […] L’article Portrait de l’artiste peintre Daas Adel : «L’acte de créer m’est essentiel» est apparu en premier sur El Watan.

Portrait de l’artiste peintre Daas Adel : «L’acte de créer m’est essentiel»

Daas Adel, de son vrai nom Adel Dassamiour, est un artiste peintre autodidacte de 34 ans. Dès son plus jeune, il a toujours été passionné par le monde artistique. Il est aujourd’hui professeur d’arts plastiques dans un lycée français.

Daas Adel est un artiste qui a baigné dans le monde de l’art depuis sa tendre enfance. Issu d’un père brocanteur, il a depuis toujours côtoyé les artistes peintres, et a notamment eu l’occasion d’observer de nombreuses œuvres d’art.

Ce n’est qu’à 16 ans qu’il a commencé plus sérieusement à développer ses capacités et sa passion pour la peinture. Il expose d’ailleurs, ses premières œuvres au niveau de la brocante de son père. «Je voyais beaucoup de peintures là-bas, c’est d’ailleurs mon père qui m’a poussé à en réaliser, il connaissait bien mes capacités. En plus, j’adorais partager mes peintures avec les gens, ils appréciaient aussi mon travail», confie l’artiste, Daas Adel.

En effet, durant son apprentissage, Adel s’est vu côtoyer plusieurs artistes peintres algériens tels que Hocine Ziani qui, pour la plupart d’entre-deux, n’ont pas hésité à lui transmettre de nombreux conseils et idées afin d’enrichir ses compétences. En 2010, il a monté son propre atelier artistique et a donné des cours de dessin et de peinture dans le but de transmettre et partager sa passion pour l’art.

Il faut savoir que la pratique de la peinture et du dessin a été un long apprentissage pour l’artiste, une période qui lui a permis d’appréhender et de perfectionner les différentes techniques artistiques existantes.

Il est donc passé par différents styles et courants artistiques avant de découvrir celui qui lui correspondait. À ses débuts, il peignait beaucoup dans le style clair-obscur, un peu sombre et un peu vieux. Malgré qu’il prit beaucoup plaisir à peindre dans ce style-là, des thèmes qui tournaient toujours autour du patrimoine algérien, il se devait d’ouvrir son esprit à des thèmes plus larges et beaucoup plus colorés. «L’acte de créer m’est essentiel. J’ai d’abord été influencé par le clair-obscur, Rembrandt, les orientalistes comme Eugène Delacroix, Etienne Denis et aussi inspiré par les impressionnistes, comme Claude Monet.

Avec le temps et l’expérience, j’ai acquis ma touche personnelle», ajoute-t-il. Adel a fait d’abord parti de l’Association de L’École des beaux-arts d’Alger où il s’est spécialisé dans la peinture à l’huile, le dessin, le graphique et l’aquarelle. Il a également fait le métier de restaurateur d’œuvres d’art pour des particuliers ainsi que professeur de dessin et de peinture à l’huile. À son actif, plus d’une quinzaine d’expositions, que ce soit au niveau national et international, notamment au Palais de la culture d ’Alger, à la galerie Aïda ou encore au niveau de plusieurs ambassade et centre culturel à Alger.

Il est aujourd’hui installé en France depuis six ans et travaille actuellement en tant que professeur d’arts plastiques pour le lycée Bugatti, près de Mulhouse. Le lycée Bugatti est un établissement qui offre des formations professionnelles spécialisées dans les métiers de l’automobile, de la logistique et du transport.

En tant que professeur d’arts plastiques, Adel apprend à ses élèves dans les ateliers de peinture les formes, les nuances de couleurs, mais aussi comment choisir les bonnes couleurs afin de réaliser une bonne œuvre d’art ? Ses deux derniers mois, il a réalisé avec ses élèves deux grandes mosaïques, un panneau à l’effigie d’Ettore Bugatti (inventeur et fondateur des automobiles Bugatti) et un deuxième panneau constitué de jantes.

Confinement

En ce qui concerne les réalisations de notre artiste peintre, c’est très souvent des portraits. «C’est des scènes qui m’ont touché et dont je me souviens», dit-il. Les thèmes de prédilection d’Adel tournent toujours autour de l’actualité politique et sociale. En effet, ses dernières réalisations ont très souvent été des portraits sur les événements du monde, tels que les marches et le hirak ou encore la pandémie Covid-19 qui nous touche.

Toutefois, il aime également peindre des portraits d’animaux, notamment son chien. Durant le premier confinement instauré en France, l’artiste a su profiter de ces moments d’isolement «forcé» afin de pouvoir laisser libre court à son imagination. «J’ai pu réaliser de nombreux tableaux, notamment des portraits de personnalités artistiques, telles que le chanteur Idir», explique l’artiste. Pour ce qui est du second confinement qui a débuté le 30 octobre dernier en France, cela ne ravit que l’artiste.

Il pourra désormais se pencher davantage sur la concrétisation de nouvelle pièce d’art jamais encore réalisée. En fait, il a l’intention de créer de nouveaux portraits, mais au sujet de sa famille et des gens qu’il aime. Une chose qu’il n’a jamais faite auparavant, mais qui le travaille depuis un petit moment.

Il faut savoir qu’il n’a pas revu sa famille depuis le début de la pandémie de la Covid-19. En réalisant des portraits d’eux, il pourrait manifestement combler le vide et la séparation avec sa famille, une manière aussi de pouvoir créer et étendre son esprit artistique.

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