Nucléaire : le redémarrage du réacteur Flamanville 2 retardé de huit semaines

Un porte-parole d'EDF a annoncé que le réacteur de Flamanville 2 ne pourra redémarrer dans les prochains jours comme initialement prévu, mais le 26 novembre. L'opération de contrôle a pris plus de temps que prévu en raison de problèmes de corrosion.

Nucléaire : le redémarrage du réacteur Flamanville 2 retardé de huit semaines

A l'arrêt depuis début février, le réacteur de Flamanville 2 (Manche) ne sera pas redémarré dans quelques jours comme prévu initialement mais le 26 novembre, a annoncé ce 4 octobre un porte-parole d'EDF cité par l'AFP.

Arrêté le 11 février 2022 pour «simple rechargement» de combustible, le réacteur a par la suite subi une opération de contrôle qui devait s'achever le 9 octobre, avant d'être repoussée de plusieurs semaines.

Un retard de calendrier en raison d'un problème de corrosion 

«La recherche de corrosion sous contrainte sur le réacteur de Flamanville 2 a amené à une découpe de tronçons pour expertise», a déclaré l'énergéticien, «mais au moment de resouder un tronçon de tuyauterie pré-usiné sur une autre partie, un usinage supplémentaire» a été jugé nécessaire.

Ces contrôles pour des problèmes de corrosion ont concerné également d'autres réacteurs, dont «Chinon 3», «Cattenom 3» ou «Bugey 4».

En France, la flambée des prix de l'énergie tirée par la crise de l'approvisionnement en gaz russe est aggravée par l'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire, avec près de la moitié des réacteurs à l'arrêt, ce qui fragilise la production électrique.