Mexico accueille le “Mondialcult 2022”, les 28, 29 et 30 septembre

La Conférence mondiale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur les politiques culturelles et le développement durable “Mondialcult 2022”, a été ouverte mercredi 28 septembre 2022 dans la ville de Mexico, au Mexique, et se poursuivra jusqu’au 30 courant. Au programme de la Conférence de Mexico, des sessions […]

Mexico accueille le “Mondialcult 2022”, les 28, 29 et 30 septembre

La Conférence mondiale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur les politiques culturelles et le développement durable “Mondialcult 2022”, a été ouverte mercredi 28 septembre 2022 dans la ville de Mexico, au Mexique, et se poursuivra jusqu’au 30 courant.

Au programme de la Conférence de Mexico, des sessions thématiques sur quatre thèmes ; “Des politiques culturelles renouvelées et renforcées”, “Le patrimoine et la diversité culturelle en crise”, “La culture pour le développement durable” et “L’avenir de l’économie créative”.

Plus de 160 pays dont plusieurs ministres en charge de la Culture participent à cette Conférence Mondialcult 2022 convoquée par l’Unesco quarante ans après la première session de Mondialcult tenue à Mexico (Mexique) en 1982.

Depuis les conférences mondiales Mondialcult 1982 et Stockholm 1998, la communauté internationale a approuvé le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et ses 17 objectifs (ODD). Mondialcult 2022 ouvrira la voie à la pleine intégration de la culture en tant que bien public mondial dans le Programme post-2030 pour un développement inclusif et durable.

Cinq consultations régionales autour de Mondialcult 2022, ont été organisées de décembre 2021 à février 2022. Le ministère des Affaires Culturelles avait représente la Tunisie aux travaux des consultations régionales pour la région arabe organisés en ligne les 16 et 17 février.

Les recommandations de la région des Etats arabes pour Mondialcult 2022 portent sur l’élaboration, à l’adaptation et à la mise en œuvre des politiques culturelles ainsi qu’à la professionnalisation du secteur de la culture, par l’établissement de cadres normatifs et politiques et la mise en place de programmes de renforcement des capacités plus systémiques.

Les Etats membres se sont engagés à mener un dialogue politique soutenu sur la culture dans le cadre d’instances mondiales et régionales permanentes placées sous l’égide de l’UNESCO, afin de renforcer le multilatéralisme tout en mettant davantage la culture au service des perspectives de développement durable dans la région et ailleurs. Ils ont appelé “à améliorer les cadres réglementaires du secteur culturel dans le contexte de la transformation numérique, s’agissant notamment de la numérisation de la culture dans toute sa diversité, du patrimoine aux expressions artistiques, en passant par les œuvres littéraires et les langues”.

Les Etats arabes ont aussi appelé “à renforcer les cadres de la propriété intellectuelle et la réglementation des plates-formes en ligne pour favoriser la diversité linguistique et la diversité des contenus”.

La Conférence de Mexico devra aboutir sur une déclaration commune dont les grandes lignes sont dévoilées par l’Unesco. Les recommandations porteront notamment sur l’intégration du patrimoine culturel et de la créativité dans les discussions internationales sur le changement climatique, la lutte contre le trafic illicite de biens culturels, le retour et la restitution de biens culturels aux pays d’origine, la mobilité des artistes et des professionnels de la culture et la réglementation des plateformes numériques.

La Déclaration finale de Mondialcult 2022 “intègre les priorités communes et définit les contours d’un programme tourné vers l’avenir qui tire le plein potentiel de l’impact transformateur de la culture pour le développement durable”, lit-on sur le site de la Conférence.

Selon la même source, les ministres de la Culture, réunis à Mexico à un moment critique pour le monde entier, devront affirmer leur engagement “en faveur d’un multilatéralisme renforcé, qui reconnaît la culture comme un bien public mondial, dotée d’une valeur intrinsèque, vecteur et moteur de développement durable”.