Marrakech, les gravats, l’art

A Marrakech où l’humanité croule sous la bienveillance solidaire, nous vivons un séjour troublant. Entre les échafaudages de lendemains de secousses et le ramassage de gravats qui ne disent pas encore leur fin de parcours, cette ville ne pleure que son devenir. A tort. Les touristes maroco-étrangers sont bien présents avec leurs histoires renvoyant au passé, les enlaçant au présent, espérant les triturer pour l’avenir. Nous y étions et avons vécu le retour à la norme habituelle, celle de l’arnaque multidimensionnelle. Les prix deviennent subitement contendants au vu de visiteurs à la face qui ne renvoie pas au faciès mental local. Autrement, lorsqu’on voit préalablement la Koutoubia tanguer et que des spécialistes « la remettent à sa place », on se dit que le tremblement respecte ses cibles. Sortant d’un Riyad bien plus ancien que la grosse gifle d’El Haouz, nous hélons un chauffeur de taxi plus prêt de se rendre à la mosquée qu’au lieu que nous lui indiquons. C’est le vendredi des fidèles occasionnels et cela nous met en rires nerveux, pas clairement prononcés. Heureusement que l’art est là et qu’il continue à fulgurer une ville belle comme une déclaration d’amour. La preuve par cette exposition du Comptoir des Mines Galerie (lire plus haut) et l’hommage à Farid Belkahia proposé au sein du Palace Saadi. Ainsi est ce Marrakech beau et dyslexique, généreux et flagornant. Il se déteste en s’aimant, se tait en ruminant ses sorties fortes en éclats d’arts qu’il reçoit avec belle délectation. A Marrakech, on ne meurt pas, on se laisse dépérir. Cette cité est certes belle comme une fin de vie, mais amoureuse de celles et ceux qui la conçoivent tel un champ de gravas prêts à reconstruire l’alentour d’un ocre fort en thèmes.

Marrakech, les gravats, l’art
Marrakech, les gravats, l’art
A Marrakech où l’humanité croule sous la bienveillance solidaire, nous vivons un séjour troublant. Entre les échafaudages de lendemains de secousses et le ramassage de gravats qui ne disent pas encore leur fin de parcours, cette ville ne pleure que son devenir. A tort. Les touristes maroco-étrangers sont bien présents avec leurs histoires renvoyant au passé, les enlaçant au présent, espérant les triturer pour l’avenir.

Nous y étions et avons vécu le retour à la norme habituelle, celle de l’arnaque multidimensionnelle. Les prix deviennent subitement contendants au vu de visiteurs à la face qui ne renvoie pas au faciès mental local. Autrement, lorsqu’on voit préalablement la Koutoubia tanguer et que des spécialistes « la remettent à sa place », on se dit que le tremblement respecte ses cibles. Sortant d’un Riyad bien plus ancien que la grosse gifle d’El Haouz, nous hélons un chauffeur de taxi plus prêt de se rendre à la mosquée qu’au lieu que nous lui indiquons.

C’est le vendredi des fidèles occasionnels et cela nous met en rires nerveux, pas clairement prononcés. Heureusement que l’art est là et qu’il continue à fulgurer une ville belle comme une déclaration d’amour. La preuve par cette exposition du Comptoir des Mines Galerie (lire plus haut) et l’hommage à Farid Belkahia proposé au sein du Palace Saadi. Ainsi est ce Marrakech beau et dyslexique, généreux et flagornant. Il se déteste en s’aimant, se tait en ruminant ses sorties fortes en éclats d’arts qu’il reçoit avec belle délectation.

A Marrakech, on ne meurt pas, on se laisse dépérir. Cette cité est certes belle comme une fin de vie, mais amoureuse de celles et ceux qui la conçoivent tel un champ de gravas prêts à reconstruire l’alentour d’un ocre fort en thèmes.