L'«ultra-droite» inquiète les autorités

Ils seraient près de 3 000 en France. 3 000 partisans de la mouvance appelée «ultra-droite». C’est ce qu’indiquent les derniers chiffres de la police nationale à France Info. Le terme «ultra-droite» aurait fait son apparition dans les médias en 2012 après les attentats perpétrés par Mohammed Merah, selon l’historien Nicolas Lebourg. Il explique à nos confrères de Libération que ce terme trouve ses origines dans la communauté du renseignement. Le terme a évolué et désigne désormais des groupuscules situés très à la droite du Rassemblement national.

Les autorités s’inquiètent de la possible menace que représentent ces groupes. Elles ne sont pas les seules. Le 18 novembre, 35 sociétés de journalistes ont interpellés le gouvernement. Elles ont exprimé leurs vives inquiétudes face aux menaces et intimidations que subissent les confrères travaillant sur des sujets liés à cette mouvance.

Depuis plusieurs semaines, les interpellations se multiplient au sein de ces groupes. Dernière affaire en date : le 26 novembre, avec la mise en examen de quatre militants du mouvement Recolonisation France soupçonnés de représenter une menace à l’ordre public. Deux jours plus tôt, les douaniers ont saisi 130 armes à feu au domicile d’un homme considéré comme étant proche de
l’ultra-droite. De son côté, le ministère de l’Intérieur a indiqué à France Info avoir renforcé la surveillance de l’ensemble de ces réseaux. Plus globalement, les autorités craignent des passages à l’acte provenant de ces groupuscules.

Pour rappel, Anders Breivik est l’auteur de la tuerie d’Utoya, qui avait pris pour cible un camp de la ligue des jeunes du Parti travailliste de Norvège. Ce terroriste d’ultra-droite avait abattu 77 personnes en 2011. L’attaque la plus sanglante que le pays ait connu depuis l’après-guerre.