L’Etat veut céder le complexe sidérurgique de etrhb Haddad/Danieli

Le projet du complexe sidérurgique algéro-italien est une joint-venture entre les groupes privés algérien ETRHB de Ali Haddad et italien Danieli, dont l’accord de partenariat avait été signé en 2017. Le site devant abriter le complexe sidérurgique de ETRHB Haddad en partenariat avec l’italien Danieli et son financement appartiennent à l’Etat. Ils doivent profiter aux […] L’article L’Etat veut céder le complexe sidérurgique de etrhb Haddad/Danieli est apparu en premier sur El Watan.

L’Etat veut céder le complexe sidérurgique de etrhb Haddad/Danieli

Le projet du complexe sidérurgique algéro-italien est une joint-venture entre les groupes privés algérien ETRHB de Ali Haddad et italien Danieli, dont l’accord de partenariat avait été signé en 2017.

Le site devant abriter le complexe sidérurgique de ETRHB Haddad en partenariat avec l’italien Danieli et son financement appartiennent à l’Etat. Ils doivent profiter aux Algériens et c’est à l’Etat de trouver la meilleure formule pour sa relance.» C’est ce qu’a souligné, lundi, le ministre de l’industrie, Mohamed Bacha sur place dans la zone industrielle de Berrahal, 30 km de la wilaya de Annaba.

Pour trancher définitivement, il a invité les concernés à une rencontre à Alger pour «trouver une solution d’ordre juridique, puisque les 167 hectares de la superficie devant accueillir le projet sont hypothéqués, sur décision de justice, par la banque ayant octroyé le crédit à l’ETRHB Haddad».

Le projet du complexe sidérurgique algéro-italien est une joint-venture entre les groupes privés algérien ETRHB de Ali Haddad et italien Danieli, dont l’accord de partenariat avait été signé en 2017. L’enveloppe affectée à cette usine aciérie/laminoir est de 400 millions de dollars, dont une partie des équipements avait été fournie et installée par le groupe italien. Le lancement officiel a été effectué le 2 mai 2018.

D’une valeur de 80 millions de dollars, la majorité des équipements fournis par le partenaire italien Danieli sont exposés depuis plus d’une année à l’air salin aux ports de Skikda et de Annaba.

Estimés à plus de 27 milliards de dinars, les travaux de réalisation déjà exécutés risquent la dégradation. Lors de l’exposition des motifs pouvant convaincre le ministre Mohamed Bacha, le jeune directeur de l’industrie de la wilaya de Annaba, Sofiane Beladhane, a déclaré : «L’avancement des travaux de fondation est estimé à 85%. Sur le plan de création d’emplois, ce projet promettait le recrutement de 600 postes avant de passer à quelque 2000 autres directs en phase finale et autant en indirect.»

Plaidant pour une relocalisation des investissements étrangers, notamment avec les corrélations de la crise mondiale due à la Covid-19, le même responsable a estimé qu’«avec la suppression de la règle 51/49, la wilaya d’Annaba est actuellement mieux positionnée par rapport aux autres wilayas, sachant que les demandes d’investissement dépassent les 400 millions de dollars. Aussi, les avantages comparatifs, tels que le gaz, l’électricité et l’emploi appliqués en Algérie appellent à un Investissement direct étranger (IDE) massif.»

Force est de rappeler que le fournisseur italien Danieli, l’un des plus importants au monde dans son domaine, a été réglé sans le montage de ses équipements. En effet, le contrat stipule une fourniture et pose de ces équipements sidérurgiques avec au bout une garantie fournisseur. Ce service sera effectué au profit de l’éventuel acquéreur de ce complexe.

«Surtout pas à Sider El Hadjar où la mauvaise gestion et les magouilles sont légion», préviennent les économistes. Bien que ce soit sa première visite à Annaba, le ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, n’a pas daigné inclure le complexe Sider El Hadjar dans son programme de visite. Est-il au courant des magouilles qui caractérisent sa gestion ? Tout porte à le croire. A suivre…. 

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