Les syndicats de l’information rejettent la nomination de Ben Younès à la tête de l’agence TAP

Le syndicat national des journalistes tunisiens, la fédération générale de l’information et la branche du SNJT au sein de l’agence TAP ont déclaré poursuivre le sit-in au siège de l’agence Tunis Afrique presse en signe de protestation et d’escalade face à la « nomination politique » à la tête de l’agence et leur rejet catégorique de cette […]

Les syndicats de l’information rejettent la nomination de Ben Younès à la tête de l’agence TAP
Le syndicat national des journalistes tunisiens, la fédération générale de l’information et la branche du SNJT au sein de l’agence TAP ont déclaré poursuivre le sit-in au siège de l’agence Tunis Afrique presse en signe de protestation et d’escalade face à la « nomination politique » à la tête de l’agence et leur rejet catégorique de cette nomination quoi qu’il en coûte.
La vice-présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens, Amira Mohamed a souligné que le SNJT et la fédération générale de l’information rejettent catégoriquement cette nomination.
« Le nouveau responsable nommé est arrivé aujourd’hui escorté par les agents de sécurité, mais jusqu’à quand vont-ils l’escorter ? Les enfants de la TAP vont boycotter le travail. Alors, qu’il travaille tout seul », a-t-elle lancé.

De son côté, le secrétaire général du syndicat général de l’information, Mohamed Saidi s’est adressé au chef du gouvernement, Hichem Mechichi en disant: « Il se confirme aujourd’hui que cette nomination est politique. Elle est faite en particulier par le mouvement Ennahdha, dont plusieurs dirigeants continuent de soutenir Kamel Ben Younès, nommé au poste de président directeur général de l’agence. Ce qu’a fait aujourd’hui ce dernier en agressant des collègues et en entrant de force au siège de l’agence constitue un vrai scandale et une farce ».

« S’il pense qu’il va rester à la TAP, nous sommes prêts à y mourir pour l’empêcher d’atteindre ses desseins », assure Saïdi.
Enfin, la présidente de la branche du SNJT à l’agence TAP, Olfa Habouba a souligné que ce qui s’est passé aujourd’hui en termes d’agression contre des journalistes sur leur lieu de travail est un précédent dans l’histoire des établissements publics.
« Les forces de l’ordre ont pris d’assaut le siège de l’agence pour installer le président directeur général, chose qu’aucun établissement n’avait jamais connu, étant donné que le conseil d’administration ne s’est pas réuni », a-t-elle relevé.
Des forces de l’ordre ont pris d’assaut le siège de l’Agence Tunis Afrique Presse  mardi après-midi 13 avril pour permettre d’installer le nouveau PDG de l’agence, malgré le rejet des journalistes et photographes de cette nomination qu’ils qualifient de politique.
H.A.