La tragique comédie des guignols de Tindouf

Le théâtre de Guignol est une forme d’art particulière où les acteurs réels ne sont pas ceux qu’on voit sur scène mais des mains plus ou moins habiles, bien dissimulées derrière les rideaux et qui font jouer aux marionnettes des scènes écrites à dessein. Cet art vit le jour vers 1808 à Lyon (France) et évolue autour d’une maisonnette de bois qui fait office de petit théâtre de rue et permet au marionnettiste d’attirer le public. Il s’appuie sur la caricature langagière et un vocabulaire souvent grossier dans le but de faire rire les spectateurs et dénoncer les injustices sociales en mettant en scène des situations saugrenues inspirées de l’actualité. Cette spécialité lyonnaise a son ersatz à Tindouf où des guignols d’un autre genre ne cessent de jouer une indigeste partition depuis des dizaines d’années. Les événements survenus ces jours-ci à El Guerguarat en sont la dernière expression. Comme dans tout théâtre des guignols, on se retrouve à Tindouf avec des marionnettes, cette fois en chair et en os, et des marionnettistes cupides aux motivations obscures ! Les marionnettes sont les soi-disant militants du Polisario. Il s’agit d’un ramassis de brebis galeuses emportées, dès le début, par une vague qui les dépasse. Ils se sont mus, avec le temps, en brigands qui s’adonnent à toutes sortes de trafics et mangent à tous les râteliers pour continuer à vivre aisément aux dépends de populations démunies et maintenues sous contrôle par la force des armes. Les dirigeants du Polisario n’ont, en majorité écrasante, aucune filiation directe avec le Sahara. Nombreux sont ceux qui ont vu le jour à l’intérieur du pays dans des villes comme Marrakech avant de finir leur parcours de vie dans une voie de garage, le sable mouvant de Tindouf. Le Polisario n’a, en réalité, aucune représentativité sérieuse dans les provinces du Sud du Royaume. La peur et la coercition sont les armes utilisées par ces coupeurs de route pour maintenir leur mouvement sous perfusion. Après avoir détourné l’aide internationale allouée aux populations parquées à Tindouf, les dirigeants du Polisario n’ont pas hésité à faire feu de tout bois pour diversifier leurs sources de revenus. Ils sont devenus des trafiquants notoires de cigarettes, d’armes et de drogues. Pire, ils sont proposés en serviteurs des groupesterroristes qui essaiment dans le grand Sahara dont AQMI. Cependant, aussi puissantes qu’elles affirment l’être, les marionnettes du Polisario n’ont en espérance de vie que ce que leur octroient leurs maîtres marionnettistes! Ceux-ci sont bien identifiés et ne se cachent même plus pour comploter. La pseudo lutte pour la libération du Sahara, soutenue par les généraux algériens depuis 1975, n’est rien d’autre qu’un mauvais film, un navet orchestré dont le but est de détourner le grand peuple algérien de ses problèmes de misère, d’injustice et de dictature dont il souffre depuis l’indépendance. Le pays d’un million de martyrs s’est fait spolier sa victoire de 1962 par une gente militaire qui a vidé les caisses de l’Etat en détournant la manne pétrolière et gazière vers des comptes bien terrés. Pire, ils n’ont pas hésité, ces dernières années, à se cacher derrière des présidents grabataires ou sans réel pouvoir, une abominable insulte au peuple algérien. Ainsi, le pays de la Mitidja (la riche plaine d’une superficie supérieure à 1.300 km2), des gisements pétroliers dont ceux de Hassi Messaoud (64 millions de barils en 2019) et de l’exploitation gazière (86 milliards m3 en 2019) est, depuis des années, englué dans une effroyable crise économique qui jette dans l’indigence des millions de citoyens. Outre la dilapidation des deniers publics pour servir leurs propres intérêts, les généraux algériens se sont attelés, depuis 1975, à financer les agissements du Polisario. Ils ont parié sur un mauvais canasson ou plutôt un chameau scrofuleux dans l’espoir de corroder l’unité nationale du voisin marocain et gêner son essor économique et démocratique. Mais uriner dans le sable ne finit jamais par donner naissance à un jardin! Le résultat de cette animosité politique envers le pays frère de l’ouest qui a, pourtant, soutenu, y compris par les armes, l’Algérie à briser les chaînes du joug colonial français est le dénuement qui frappe de plein fouet des millions d’Algériens. En effet, contrairement aux désirs escomptés par la gente militaire, le Maroc a su, avec sa pondération politique habituelle, déjouer ses plans, démontrer au monde entier que le Polisario n’est rien d’autre qu’une bande de brigands prête à flirter avec les groupes terroristes pour rester en vie, et surtout faire des provinces du Sud des régions prospères bien développées et bien structurées. Cette leçon d’histoire n’est que la traduction matérielle de l’attachement indubitable des Marocains à l’unité de leur pays, de Tanger à Lagouira. Il n’y a pas de pire politique que celle qu’on s’acharne à poursuivre en dépit de son évidente insignifiance voire dangerosité. Il es

La tragique comédie des guignols de Tindouf
La tragique comédie des guignols de Tindouf
Le théâtre de Guignol est une forme d’art particulière où les acteurs réels ne sont pas ceux qu’on voit sur scène mais des mains plus ou moins habiles, bien dissimulées derrière les rideaux et qui font jouer aux marionnettes des scènes écrites à dessein. Cet art vit le jour vers 1808 à Lyon (France) et évolue autour d’une maisonnette de bois qui fait office de petit théâtre de rue et permet au marionnettiste d’attirer le public. Il s’appuie sur la caricature langagière et un vocabulaire souvent grossier dans le but de faire rire les spectateurs et dénoncer les injustices sociales en mettant en scène des situations saugrenues inspirées de l’actualité. Cette spécialité lyonnaise a son ersatz à Tindouf où des guignols d’un autre genre ne cessent de jouer une indigeste partition depuis des dizaines d’années. Les événements survenus ces jours-ci à El Guerguarat en sont la dernière expression. Comme dans tout théâtre des guignols, on se retrouve à Tindouf avec des marionnettes, cette fois en chair et en os, et des marionnettistes cupides aux motivations obscures ! Les marionnettes sont les soi-disant militants du Polisario. Il s’agit d’un ramassis de brebis galeuses emportées, dès le début, par une vague qui les dépasse. Ils se sont mus, avec le temps, en brigands qui s’adonnent à toutes sortes de trafics et mangent à tous les râteliers pour continuer à vivre aisément aux dépends de populations démunies et maintenues sous contrôle par la force des armes. Les dirigeants du Polisario n’ont, en majorité écrasante, aucune filiation directe avec le Sahara. Nombreux sont ceux qui ont vu le jour à l’intérieur du pays dans des villes comme Marrakech avant de finir leur parcours de vie dans une voie de garage, le sable mouvant de Tindouf. Le Polisario n’a, en réalité, aucune représentativité sérieuse dans les provinces du Sud du Royaume. La peur et la coercition sont les armes utilisées par ces coupeurs de route pour maintenir leur mouvement sous perfusion. Après avoir détourné l’aide internationale allouée aux populations parquées à Tindouf, les dirigeants du Polisario n’ont pas hésité à faire feu de tout bois pour diversifier leurs sources de revenus. Ils sont devenus des trafiquants notoires de cigarettes, d’armes et de drogues. Pire, ils sont proposés en serviteurs des groupesterroristes qui essaiment dans le grand Sahara dont AQMI. Cependant, aussi puissantes qu’elles affirment l’être, les marionnettes du Polisario n’ont en espérance de vie que ce que leur octroient leurs maîtres marionnettistes! Ceux-ci sont bien identifiés et ne se cachent même plus pour comploter. La pseudo lutte pour la libération du Sahara, soutenue par les généraux algériens depuis 1975, n’est rien d’autre qu’un mauvais film, un navet orchestré dont le but est de détourner le grand peuple algérien de ses problèmes de misère, d’injustice et de dictature dont il souffre depuis l’indépendance. Le pays d’un million de martyrs s’est fait spolier sa victoire de 1962 par une gente militaire qui a vidé les caisses de l’Etat en détournant la manne pétrolière et gazière vers des comptes bien terrés. Pire, ils n’ont pas hésité, ces dernières années, à se cacher derrière des présidents grabataires ou sans réel pouvoir, une abominable insulte au peuple algérien. Ainsi, le pays de la Mitidja (la riche plaine d’une superficie supérieure à 1.300 km2), des gisements pétroliers dont ceux de Hassi Messaoud (64 millions de barils en 2019) et de l’exploitation gazière (86 milliards m3 en 2019) est, depuis des années, englué dans une effroyable crise économique qui jette dans l’indigence des millions de citoyens. Outre la dilapidation des deniers publics pour servir leurs propres intérêts, les généraux algériens se sont attelés, depuis 1975, à financer les agissements du Polisario. Ils ont parié sur un mauvais canasson ou plutôt un chameau scrofuleux dans l’espoir de corroder l’unité nationale du voisin marocain et gêner son essor économique et démocratique. Mais uriner dans le sable ne finit jamais par donner naissance à un jardin! Le résultat de cette animosité politique envers le pays frère de l’ouest qui a, pourtant, soutenu, y compris par les armes, l’Algérie à briser les chaînes du joug colonial français est le dénuement qui frappe de plein fouet des millions d’Algériens. En effet, contrairement aux désirs escomptés par la gente militaire, le Maroc a su, avec sa pondération politique habituelle, déjouer ses plans, démontrer au monde entier que le Polisario n’est rien d’autre qu’une bande de brigands prête à flirter avec les groupes terroristes pour rester en vie, et surtout faire des provinces du Sud des régions prospères bien développées et bien structurées. Cette leçon d’histoire n’est que la traduction matérielle de l’attachement indubitable des Marocains à l’unité de leur pays, de Tanger à Lagouira. Il n’y a pas de pire politique que celle qu’on s’acharne à poursuivre en dépit de son évidente insignifiance voire dangerosité. Il est temps que le pouvoir algérien cesse son animosité envers le Royaume du Maroc et écoute les appels du peuple algérien asphyxié par la crise économique et par l’absence d’infrastructures vitales. Nos frères de l’est méritent mieux que ce qu’ils endurent depuis des décennies. Les intérêts de l’Algérie comme ceux du Maroc invitent à la conjugaison des efforts et à une politique de bonne intelligence pour faire face aux défis de la mondialisation. Le salut de toute l’Afrique du Nord passe par l’édification d’un grand Maghreb soudé par des gouvernances démocratiques et une mise en concert des politiques économiques. Jouer la carte du morcellement nuit à tous et en particulier à l’Algérie. Puissions-nous grandir ensemble ! Tel est le souhait de tous les Maghrébins.