Ils saisissent le président de la FAF : Les préparateurs physiques revendiquent un statut juridique

Saïd B. Le rôle d’un préparateur physique est d’importance pour remettre d’aplomb les joueurs afin d’être très efficaces les jours des rencontres. Or, chez nous, la majorité des clubs n’ont pas intégré ce « spécialiste » de la préparation des joueurs. Encore faut-il résumer l’importance du préparateur physique dans un club qui, de surcroît, est « obligatoire », en […]

Ils saisissent le président de la FAF : Les préparateurs physiques revendiquent un statut juridique

Saïd B.

Le rôle d’un préparateur physique est d’importance pour remettre d’aplomb les joueurs afin d’être très efficaces les jours des rencontres.

Or, chez nous, la majorité des clubs n’ont pas intégré ce « spécialiste » de la préparation des joueurs.

Encore faut-il résumer l’importance du préparateur physique dans un club qui, de surcroît, est « obligatoire », en ces simples termes : il aide les athlètes à suivre un programme sportif spécifique afin d’atteindre les objectifs. Il apporte ainsi son expérience pour améliorer la condition physique des sportifs. Des spécificités du préparateur physique, il développe la force, l’endurance, la vitesse, les qualités physiologiques, mais aussi la récupération des athlètes. Il travaille en étroite collaboration avec les membres du staff technique pour déployer le maximum du potentiel de l’équipe.

Justement, les préparateurs physiques algériens ont saisi plusieurs fois les responsables de la Fédération afin de leur permettre de retrouver leur vraie place dans les clubs. Et cela passe par un statut juridique qu’ils demandent, à juste titre, à la Fédération algérienne de football.

Ainsi, et dans une lettre dont Reporters possède une copie, ces « cadres » de l’Etat, d’ailleurs bien formés par cette même Fédération algérienne de football, le lui rappellent bien, tout en espérant voir leur statut revu comme il se doit.

Dans la lettre des préparateurs physiques à la FAF, ils indiquent : « Nous sommes dans le regret de vous faire part de notre insatisfaction quant à la situation où on se retrouve en tant que préparateurs physiques ayant réussi nos diplômes de la part de la Fédération algérienne de football, car on est bien marginalisés. D’ailleurs, on est actuellement en chômage technique. D’une part, parce que la majorité des clubs ne comptent pas sur la présence d’un préparateur physique au sein de leur staff aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2. Ceci s’explique par le fait que l’organisation actuelle ne permet pas de sanctionner les clubs n’ayant pas eu recours à l’intégration d’un préparateur physique dans leurs staffs techniques respectifs. Il n’existe, malheureusement, pas de sanction financière à l’encontre des clubs enfreignant une telle décision.

Par ailleurs, poursuivent les préparateurs physiques dans leur lettre au président de la FAF, « il y a également le constat de la marginalisation de la part de la Fédération algérienne de football alors que c’est elle qui a formé et qui a octroyé les diplômes à ces mêmes techniciens ». Ils précisent au président actuel de la FAF qu’ils ont bien « saisi son institution plusieurs fois par des lettres lui demandant de régler leur situation et pour les aider à intégrer le terrain ». D’ailleurs, ajoutent-ils, « une de  nos principales revendications est d’appliquer une sanction financière sur la non-existence d’un préparateur physique au sein des staffs des clubs de la Ligue 1, la ligue 2 et du troisième palier dans les catégories séniors et réserves ».

Les préparateurs physiques ajoutent : « Notre demande a été mise aux oubliettes et nous le regrettons tous, comme la demande d’audience émise de notre part pour vous rencontrer en tant que président de la Fédération algérienne de football, qui a été également refusée. Ceci, en dépit du fait que nous avons reçu une invitation de la part du Secrétaire général le 13 juin 2021. Mais, lorsque nos représentants se sont présentés à la Fédération, notre audience a été refusée de votre part en dépit du fait que vous étiez dans le bureau en recevant tout le monde sauf nos représentants et c’est ce qui nous intrigue et qu’on regrette également.»

Les préparateurs physiques ont tenu à indiquer, également au président de la FAF, « le football local et le sport algérien connaissent une mauvaise tournure et le meilleur exemple est reflété par les résultats catastrophiques qu’a connu notre participation aux jeux Olympiques et, en particulier, durant cette session. La cause principale des mauvais résultats est justement la marginalisation  des potentialités nationales en matière de techniciens spécialisés et l’absence de leur intégration effective sur le terrain à travers des cadres juridiques et organisationnels obligeant leur participation. Cette situation a donc engendré le chômage technique au sein des préparateurs physiques. Et c’est ce qui a bien participé à la mauvaise tournure qu’a pris le sport algérien de manière générale. C’est pourquoi on essaie en tant que cadres techniques d’ouvrir des portes de discussions et des débats avec vous en qualité de responsable pour sortir de cette situation ».

Enfin, « on espère qu’il y aura une réponse et une réaction positives de votre part à nos doléances et l’ouverture de discussions et une coordination et la prise en charge des décisions à même de donner la parole aux cadres formés par la Fédération algérienne de football sur terrain et la marche dans la direction du développement du football et du sport en général », ont conclu les préparateurs physiques dans leur lettre adressée au président de la FAF et dont une copie a été envoyée au ministère de la Jeunesse et des Sports.

FAF  : Le Bureau fédéral se réunit ce jeudi

C’est aujourd’hui que se réuniront les membres du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football. Dans leur ordre du jour figurent plusieurs points dont les conditions de démarrage de la prochaine saison (2021-22).

Il s’agirait en fait d’arrêter les dates des assemblées générales extraordinaires de la fédération (FAF), la Ligue de football professionnel (LFP), la Ligue nationale de football amateur (LNFA) et la Division nationale amateur (DTN) après approbation par la FIFA des nouveaux statuts de la FAF.

Ainsi, les membres du Bureau fédéral doivent bien revoir, réviser et relire les nouveaux statuts avant de les proposer à l’assemblée générale pour adoption.