Ils réduisent la faim et tempèrent le climat: Le froid et la climatisation, amis de l’environnement

L’élimination progressive des CFCs permettrait de baisser la température jusqu’à 0,5 degré d’ici à 2100. Du reste, tous les ODD escomptés, tels que définis par l’ONU, devraient bel et bien s’inscrire à l’ordre du jour des pays adhérents. Toutefois, ils ne sauront se réaliser sans l’implication du citoyen. La sensibilisation, maître-mot. Tout le monde sait … L’article Ils réduisent la faim et tempèrent le climat: Le froid et la climatisation, amis de l’environnement est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Ils réduisent la faim et tempèrent le climat: Le froid et la climatisation, amis de l’environnement

L’élimination progressive des CFCs permettrait de baisser la température jusqu’à 0,5 degré d’ici à 2100. Du reste, tous les ODD escomptés, tels que définis par l’ONU, devraient bel et bien s’inscrire à l’ordre du jour des pays adhérents. Toutefois, ils ne sauront se réaliser sans l’implication du citoyen. La sensibilisation, maître-mot.


Tout le monde sait l’utilité du froid dans notre quotidien, mais personne ne connaît ses rejets fluorés (Hcfc) longtemps utilisés, bien qu’ils aient été nocifs pour la santé et l’environnement. Au fil du temps, l’évolution du secteur et son recours à des fluides frigorigènes conventionnellement autorisés pour tout usage industriel (R 407C, R 410A…) ont changé la donne. Et à ce niveau, l’actuel mode de consommation et le confort, en termes de réfrigération et climatisation, ont visiblement renversé la vapeur. Ainsi, faut-il le noter, l’appui de l’Agence nationale de protection de l’environnement (Anpe) n’est plus à démontrer. D’où, un plan de communication et de sensibilisation s’avère de mise.

Valeur ajoutée énergétique et climatique

Reconnu, aujourd’hui, comme un des moins émetteurs de gaz à effet de serre, le secteur du froid revêt, certes, une valeur ajoutée énergétique et climatique. Et puis, son impact ne semble pas aussi catastrophique sur la couche d’ozone, devenue de plus en plus dégradée. Or, ce constat ne date pas d’hier, d’autant que l’écosystème s’est fortement aggravé à cause des aléas du climat. L’homme est le pire ennemi de la nature, pour ainsi dire. A preuve, en plein confinement général vécu à cause de la pandémie de Covid-19, la Terre avait, alors, repris son souffle. Morale de l’histoire, la planète appartient à toute l’humanité, à ses risques et périls. La lutte contre son réchauffement est un défi universel, voire un des Objectifs du développement durable (ODD). Dans cette optique, le secteur du froid et de la climatisation n’a cessé de marquer des points, tant il est vrai qu’il contribue à la réduction des gaz à effet de serre, une des causes majeures d’un tel dérèglement climatique.

Parlons-en ainsi, le combat d’aujourd’hui est plutôt écologique. La journée mondiale du froid, célébrée le 26 juin de chaque année, a dû, alors, rafraîchir la mémoire pour recentrer le débat sur un tel secteur qui se targue d’être ami de l’environnement. En fait, cette activité du froid ou de réfrigération, y compris celle de climatisation, figure, désormais, sur la liste des plus propres, celle qui tient beaucoup à la technologie verte. En Tunisie, cette transition énergétique compte, dans la mesure où l’économie nationale devrait changer de paradigmes du développement. L’Anpe, elle, n’a pas lésiné sur les moyens pour se joindre au camp des écolos influents, agissant à relever les défis de la réfrigération. Et ce n’est donc pas un hasard si elle vient de décerner, en marge de ladite journée, le Certificat des champions de l’année en froid à cinq lauréats dont quatre experts tunisiens. Une sorte de récompense pour leur soutien à l’Unité nationale d’ozone (Anpe) et la ratification de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal. Leurs efforts en matière de gestion rationnelle des fluides frigorigènes fluorés ont été aussi mis en valeur. Une convention de coopération a été aussi signée avec l’Association tunisienne de réfrigération et de climatisation (Atrc). En vertu de quoi, sa présidente, Raoudha Massaoudi, prévoit d’organiser des sessions de formation dans le domaine. Lancée en 2019, l’Atrc, Ong spécialisée, était aussi championne du froid en 2021. Elle s’est, d’emblée, engagée dans la sensibilisation et l’information sur la réduction des HFCs dans le secteur réfrigération et climatisation (RAC).

Un succès évident

Ainsi, la société civile nationale y met de la sienne, afin de soutenir l’effort de l’Etat dans la promotion du secteur du froid, de par sa contribution à la réalisation des ODD. En termes de conditionnement d’air adéquat et de conservation d’aliments et de médicaments, ses avantages sont multiples. En fait, le froid réduit la faim et tempère le climat, sauve des vies et crée des emplois. Un tel succès demeure évident, dès l’adhésion de la Tunisie au protocole de Montréal et la Convention de Vienne en 1989. Vingt ans plus tard, le pays est parvenu à éliminer totalement les CFCs dans le secteur de la réfrigération, avec nombre d’entreprises industrielles déjà converties en 2009. Des bienfaits obtenus dans le cadre du protocole de Montréal. Idem, l’amendement de Kigali, adopté en 2016, avait, en quelque sorte, apporté une pierre à l’édifice : un cadre réglementaire et institutionnel mis en place auquel s’ajoutent des études liées au secteur du froid finalisées en 2020. Et ce n’est pas tout. A maintes reprises, Youssef Hammami, coordinateur de l’Unité nationale d’ozone à l’Anpe, a pris le soin de rappeler l’engagement tunisien dans la gestion durable de ces réfrigérants nuisibles à la couche d’ozone et au climat.

Alors, le combat contre le changement climatique étant toujours perçu comme un sérieux défi. Depuis un certain temps, la production et la consommation des réfrigérants de type CFC et Hcfc, destructeurs de la couche d’ozone, sont soumises au contrôle rigoureux dudit protocole. Soit un avantage de plus pour le climat. Car  l’élimination progressive des CFCs permettrait de baisser la température jusqu’à 0,5 degré d’ici à 2100. Du reste, tous ces objectifs escomptés, tels que définis par l’ONU, devraient bel et bien s’inscrire à l’ordre du jour des pays adhérents. Toutefois, ils ne sauront se réaliser sans l’implication du citoyen. Ses bonnes pratiques en matière de froid n’auront pas d’effet si elles ne se traduisent pas dans l’esprit et dans les comportements. Notre société civile aura ainsi beaucoup à faire. Sauf que le dernier mot revient à nos chers décideurs ! 

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