«Ce gaspillage est le reflet d’une gestion très peu maîtrisée du secteur public»

-Près de 2800 milliards de dinars ont été octroyés pour l’assainissement entre 1991 et juin 2021. Comment expliquer l’importance de ces montants par rapport aux résultats insignifiants ? Cette somme colossale dépensée dans un secteur public moribond n’aura finalement pas servi à grand-chose. Ce gaspillage est le reflet d’une gestion très peu maîtrisée du secteur […] L’article «Ce gaspillage est le reflet d’une gestion très peu maîtrisée du secteur public» est apparu en premier sur El Watan.

«Ce gaspillage est le reflet d’une gestion très peu maîtrisée du secteur public»

-Près de 2800 milliards de dinars ont été octroyés pour l’assainissement entre 1991 et juin 2021. Comment expliquer l’importance de ces montants par rapport aux résultats insignifiants ?

Cette somme colossale dépensée dans un secteur public moribond n’aura finalement pas servi à grand-chose. Ce gaspillage est le reflet d’une gestion très peu maîtrisée du secteur public qui continue à être pris en charge par des gestionnaires peu formés aux nouvelles méthodes de la gestion publique. Ces ressources publiques sont-elles allées à l’investissement ou bien ces moyens financiers conséquents ont-ils été consacrés à l’amélioration du fonctionnement tirant vers le haut la qualité du service public ? C’est plutôt l’extension d’une bureaucratie tentaculaire qui en a le plus profité, pénalisant ainsi la modernisation du secteur public.

Prenons l’exemple du secteur des transports et en particulier la compagnie de transport aérien Air Algérie, qui fait beaucoup parler d’elle ces derniers jours en demandant, sans cesse, des aides financières à l’Etat pour se maintenir dans un environnement où elle est en quasi-monopole. Personne ne contestera que les services proposés soient bien en-deçà des quelques autres compagnies low cost qui opèrent en Algérie, à part Air France et Lufthansa.

Ce déficit structurel ne peut être comblé que si un véritable redressement financier et managérial est opéré. Faute de quoi, la compagnie restera un boulet pour le Trésor public. On peut aussi ajouter le cas du secteur de la santé, qui a montré ses immenses défaillances lors de la récente pandémie de Covid-19. Des dépenses énormes sont allées vers ce secteur, mais avec une très faible efficacité dans l’offre de soins aux usagers. Enfin, le secteur de l’éducation dans son ensemble est sinistré, avec une dégradation de la qualité de l’enseignement et des structures malgré la priorité dont il bénéficie dans le budget de l’Etat.

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