Antonio Guterres réaffirme la centralité du processus politique onusien au sujet de la question du Sahara marocain

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, signe et persiste. Lors d’un point de presse de début d'année organisé avec les médias accrédités à l’ONU, le responsable onusien met les points sur les i en réaffirmant, premièrement, la centralité du processus politique onusien au sujet de la question du Sahara marocain et en soulignant, deuxièmement, la nécessité de l’implication de toutes les parties concernées, dont notamment l’Algérie, dans ce processus pour mettre fin une bonne fois pour toutes à ce conflit régional. En effet, en réponse à une question sur la récente visite de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura dans la région, Antonio Guterres a affirmé : «De Mistura a effectué sa première visite dans la région. J'ai bon espoir que le processus politique reprenne à nouveau». «Mon message aux parties est qu'à la lumière du problème qui dure depuis tant de décennies dans une région du monde où nous assistons à des problèmes de sécurité extrêmement graves, où nous voyons le terrorisme se multiplier au Sahel et de plus en plus près des côtes, il est dans l'intérêt de tous de résoudre une fois pour toutes ce problème du Sahara", met en avant le responsable onusien, soutenant «qu'il est temps que les parties comprennent la nécessité d'un dialogue à même de trouver une solution et non pas seulement maintenir un processus sans fin». En octobre dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2602 renouvelant le mandat de la Minurso pour une année, soit jusqu’au 31 octobre 2022. Cette nouvelle résolution s’inscrit dans le sillage des quatre dernières résolutions du Conseil de sécurité, conforte et confirme le continuum du processus des tables rondes avec ses modalités et ses quatre participants - le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario - en tant que seul et unique cadre pour le règlement de ce différend régional. Le fait que le S.G de l’ONU mette l’accent encore une fois lors de son point de presse sur la centralité du processus politique au sujet de la question du Sahara et sur la nécessité d’impliquer toutes les parties concernées y compris l’Algérie, se veut comme un message on ne peut plus clair adressé aux caciques du régime algérien. L’on sait que ce dernier a mené une campagne rageuse contre le processus des tables rondes avant même l’adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité. C’est le diplomate marocophobe Ammar Belani, qui avait souligné (quelques jours avant l’adoption de cette résolution) que l’Algérie avait informé officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU de son opposition au format des tables rondes pour les négociations censées trouver une solution au conflit au Sahara. Après l’adoption de ladite résolution, le régime d’Alger s’y est opposé. «L'Algérie exprime son profond regret quant à l'approche fondamentalement déséquilibrée consacrée par ce texte qui manque cruellement de responsabilité et de lucidité du fait du forcing malencontreux de certains des membres influents dudit Conseil», a souligné, le 31 octobre 2021, dans un communiqué le ministère algérien des Affaires étrangères. Comble de l’ironie, ce dernier exige de l’ONU un retour à la situation de 1991. Selon la MAP, “le Secrétaire général de l'ONU, en réaffirmant le cadre exclusivement onusien du processus politique (lors de son point de presse), n’a laissé aucune place à un quelconque autre acteur, ni l’Union africaine, ni la Ligue arabe, ni l’Union européenne auxquelles le Conseil de sécurité n’accorde aucun rôle dans la question du Sahara marocain. Ce faisant, M. Guterres a opposé une fin de non-recevoir aux tentatives sournoises de l’Algérie et sa marionnette le Polisario, visant des acteurs régionaux dans le dossier du Sahara marocain”. Mais cette réaffirmation ne semble pas plaire à certaines agences de presse comme l’AFP et Europa Press qui ont forcé la dose et abusivement interprété les propos du S.G de l’ONU dans le sens qui sert la thèse du régime algérien et des pantins séparatistes. «Guterres demande au Polisario et au Maroc "plus d'intérêt" pour résoudre le conflit et pour faire face au terrorisme au Sahel»(Guterres pide a Polisario y Marruecos "más interés" para solucionar el conflicto por el terrorismo en el Sahel), a ainsi titré l’agence espagnole, Europa Press, sa dépêche sur ce sujet, publiée samedi 22 janvier. Et d’ajouter : «Le S.G de l'ONU a lancé cette demande aux deux parties après la tournée dans la région de son représentant spécial pour le Sahara, Staffan de Mistura, qui s'est rendu à Rabat, en Algérie et dans les camps de Tindouf avec l'intention de relancer le processus de négociation». Deux remarques essentielles s’imposent ici. La première est que cette agence parle de deux parties, à savoir le Maroc et le Polisario (il faut noter ici que l’agence espagnole a placé, dans le titre de sa dépêche, le Polisario avant le Maroc. Cela n’est abs

Antonio Guterres réaffirme la centralité du processus politique onusien au sujet de la question du Sahara marocain
Antonio Guterres réaffirme la centralité du processus politique onusien au sujet de la question du Sahara marocain
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, signe et persiste. Lors d’un point de presse de début d'année organisé avec les médias accrédités à l’ONU, le responsable onusien met les points sur les i en réaffirmant, premièrement, la centralité du processus politique onusien au sujet de la question du Sahara marocain et en soulignant, deuxièmement, la nécessité de l’implication de toutes les parties concernées, dont notamment l’Algérie, dans ce processus pour mettre fin une bonne fois pour toutes à ce conflit régional.

En effet, en réponse à une question sur la récente visite de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura dans la région, Antonio Guterres a affirmé : «De Mistura a effectué sa première visite dans la région. J'ai bon espoir que le processus politique reprenne à nouveau».

«Mon message aux parties est qu'à la lumière du problème qui dure depuis tant de décennies dans une région du monde où nous assistons à des problèmes de sécurité extrêmement graves, où nous voyons le terrorisme se multiplier au Sahel et de plus en plus près des côtes, il est dans l'intérêt de tous de résoudre une fois pour toutes ce problème du Sahara", met en avant le responsable onusien, soutenant «qu'il est temps que les parties comprennent la nécessité d'un dialogue à même de trouver une solution et non pas seulement maintenir un processus sans fin».

En octobre dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2602 renouvelant le mandat de la Minurso pour une année, soit jusqu’au 31 octobre 2022. Cette nouvelle résolution s’inscrit dans le sillage des quatre dernières résolutions du Conseil de sécurité, conforte et confirme le continuum du processus des tables rondes avec ses modalités et ses quatre participants - le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario - en tant que seul et unique cadre pour le règlement de ce différend régional.

Le fait que le S.G de l’ONU mette l’accent encore une fois lors de son point de presse sur la centralité du processus politique au sujet de la question du Sahara et sur la nécessité d’impliquer toutes les parties concernées y compris l’Algérie, se veut comme un message on ne peut plus clair adressé aux caciques du régime algérien.

L’on sait que ce dernier a mené une campagne rageuse contre le processus des tables rondes avant même l’adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité. C’est le diplomate marocophobe Ammar Belani, qui avait souligné (quelques jours avant l’adoption de cette résolution) que l’Algérie avait informé officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU de son opposition au format des tables rondes pour les négociations censées trouver une solution au conflit au Sahara. Après l’adoption de ladite résolution, le régime d’Alger s’y est opposé.

«L'Algérie exprime son profond regret quant à l'approche fondamentalement déséquilibrée consacrée par ce texte qui manque cruellement de responsabilité et de lucidité du fait du forcing malencontreux de certains des membres influents dudit Conseil», a souligné, le 31 octobre 2021, dans un communiqué le ministère algérien des Affaires étrangères. Comble de l’ironie, ce dernier exige de l’ONU un retour à la situation de 1991.

Selon la MAP, “le Secrétaire général de l'ONU, en réaffirmant le cadre exclusivement onusien du processus politique (lors de son point de presse), n’a laissé aucune place à un quelconque autre acteur, ni l’Union africaine, ni la Ligue arabe, ni l’Union européenne auxquelles le Conseil de sécurité n’accorde aucun rôle dans la question du Sahara marocain. Ce faisant, M. Guterres a opposé une fin de non-recevoir aux tentatives sournoises de l’Algérie et sa marionnette le Polisario, visant des acteurs régionaux dans le dossier du Sahara marocain”.

Mais cette réaffirmation ne semble pas plaire à certaines agences de presse comme l’AFP et Europa Press qui ont forcé la dose et abusivement interprété les propos du S.G de l’ONU dans le sens qui sert la thèse du régime algérien et des pantins séparatistes.

«Guterres demande au Polisario et au Maroc "plus d'intérêt" pour résoudre le conflit et pour faire face au terrorisme au Sahel»(Guterres pide a Polisario y Marruecos "más interés" para solucionar el conflicto por el terrorismo en el Sahel), a ainsi titré l’agence espagnole, Europa Press, sa dépêche sur ce sujet, publiée samedi 22 janvier. Et d’ajouter : «Le S.G de l'ONU a lancé cette demande aux deux parties après la tournée dans la région de son représentant spécial pour le Sahara, Staffan de Mistura, qui s'est rendu à Rabat, en Algérie et dans les camps de Tindouf avec l'intention de relancer le processus de négociation».

Deux remarques essentielles s’imposent ici. La première est que cette agence parle de deux parties, à savoir le Maroc et le Polisario (il faut noter ici que l’agence espagnole a placé, dans le titre de sa dépêche, le Polisario avant le Maroc. Cela n’est absolument pas fortuit), alors qu’Antonio Guterres n’a à aucun moment évoqué nommément, dans sa conférence de presse, le Maroc et le Polisario, mais il a parlé des parties concernées telles qu’elles sont définies parla dernière résolution de l’instance onusienne.

La deuxième remarque c’est que la dépêche d’Europa Press avance que le S.G appelle le Maroc et le Polisario à "plus d'intérêt" pour résoudre le conflit du Sahara marocain et souligne, en même temps, que «Staffan de Mistura s'est rendu à Rabat, en Algérie et dans les camps de Tindouf». Si la question du Sahara ne concerne que le Maroc et le Polisario, pourquoi Staffan de Mistura se rend-t-il, donc en Algérie si elle n’est pas partie prenante majeure de ce conflit régional?

Cette même grosse bourde a été commise par l’AFP qui prétend être le chantre du professionnalisme et de déontologie journalistique.

Le correspondant de la MAP à New York a déconstruit la dépêche de l’AFP consacrée à cette conférence de presse et mis à nu ses incohérences.

«Dans son compte rendu d’un point de presse du chef de l'ONU, Antonio Guterres, tenu vendredi soir à New York, le correspondant de l’AFP a sciemment fait l’impasse sur un élément de taille, devenu désormais la doctrine des Nations unies dans le traitement de la question du Sahara, à savoir que ce conflit oppose «des parties», dont l’Algérie campe le rôle d’agitateur et de torpilleur de tout effort de paix dans la région», affirme la MAP, soulignant que «le journaliste new-yorkais de l’AFP a d’emblée désigné le Maroc et le Polisario comme étant les seules parties du conflit artificiel créé par l’Algérie, dénaturant les propos de M. Guterres et voulant induire en erreur le lecteur non averti».

«A la lecture de la dépêche de l’AFP, la déontologie et les règles élémentaires de précision et de rigueur ont soudain été galvaudées au détriment de multiples approximations hasardeuses et d'assertions trompeuses», martèle le correspondant de la MAP. Et de conclure : «La faute professionnelle de l’AFP, s’ajoute ainsi à une série de papiers suggérés, de déclarations et de reportages zélés, qui ne sont pas sans rappeler une campagne anti-Maroc orchestrée par des milieux qui s’agitent «hystériquement» contre les intérêts du Maroc et de la France».

Mourad Tabet